A seulement 33 ans, Hollie Davidson compte déjà de solides références dans le milieu de l'arbitrage: elle est la première femme à avoir dirigé un test-match masculin avec Portugal - Italie (2022). Avec succès puisqu'elle a ensuite arbitré une quinzaine d'autres rencontres masculines, dont plusieurs des doubles champions du monde Sud-Africains (2024, 2025) ou de la Nouvelle-Zélande (2025).
Elle a été au sifflet des finales de deux dernières Coupes du monde féminines, et a aussi dirigé la finale de la Challenge Cup masculine, deuxième compétition européenne, en 2025.
Diplômée en histoire de l'économie, salariée de la grande banque américaine JP Morgan, elle a renoncé à cette vie toute tracée et bien plus rémunératrice pour poursuivre son rêve d’atteindre le sommet en tant qu’arbitre.
"Quand on débute, on imagine ce qu’on pourrait accomplir et on rêve de certaines choses", a-t-elle confié mardi au journal anglais The Times. "Mais ensuite on s’y plonge et on commence à remettre ces ambitions en question. Quelque chose comme le Six Nations, cela semblait si lointain, un objectif inaccessible".
"Maintenant que cela arrive, j’ai encore du mal à croire que cela devienne réalité", a-t-elle continué.
L'arbitre a été "ébranlée", comme d'autres officiels de match avant elle, par la violence des commentaires qui l'ont touchée elle et sa famille après la finale de Challenge Cup après une décision, qu'elle reconnaît inadéquate, sur un contact tête-tête en cours de match.
"Il faut accepter que cela fasse partie intégrante de notre métier. Mais j’espère que nous n’arriverons pas à un point où les seules personnes encore au sommet seront celles capables de supporter cela car alors nous n’aurons pas les meilleurs arbitres, seulement ceux qui ont la peau plus dure", est-elle revenue auprès du Times.
L'arbitre est pressentie pour arriver sur un terrain de Top 14 après le Tournoi des six nations, selon le média spécialisé midi olympique.
En France, Aurélie Groizeleau, seule tricolore au sifflet lors du Mondial-2025, a été la première femme arbitre professionnelle, mais n'a jamais connu le Top 14. Le 23 janvier, Bérénice Loubet a pris la place de Rémi Aiguebonne, victime d'un K.-O. à deux minutes de la fin du match de Pro D2 entre Provence Rugby et Aurillac.
