Jeudi, l'entrée en piste de l'équipe de France hommes de handball au Championnat d'Europe avait été parfaitement maîtrisée. Les Bleus avaient tranquillement dominé la République tchèque, même si tout n'avait pas été parfait, et il n'y avait aucune raison d'imaginer un scénario différent aujourd'hui, face à l'Ukraine.
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Un adversaire qui était visiblement conscient de ses maigres chances de victoire, mais qui avait choisi le panache. Les Ukrainiens signaient un début de partie de belle facture, dans la foulée de Ihor Tourtchenko, bien connu des suiveurs de Liqui Moly StarLigue. Heureusement, Charles Bolzinger ne se laissait pas happer par le rythme, et sauvait plusieurs coups en contre-attaque. Mais ce n'était pas assez pour écoper toutes les fuites en défense.
On ne comptait déjà plus les pertes de balle, et si les Bleus n'étaient pas décrochés, ils n'étaient pas à la hauteur de leur statut. Ils finissaient par passer devant, sauf que leur jeu offensif manquait cruellement de fluidité. Par la force des choses, mécaniquement, ils se détachaient en exploitant un creux physique d'Ukrainiens sans doute en surrégime en début de rencontre.
La vitesse de Dika Mem en contre-attaque faisait le reste, et la panne d'essence durait côté ukrainien : à la pause, le match était déjà gagné (12-24), mais il n'y avait pas de quoi pavoiser.
La manière manque
Dès lors, les attentes étaient maigres pour l'équipe de France, son adversaire n'étant plus au niveau requis pour offrir un vrai challenge. L'occasion de faire tourner donc, et donner moultes munitions à Benoît Kounkoud. Les Ukrainiens avaient démissionné, notamment en défense, et même s'ils régalaient sur quelques contre-attaques, ils n'y étaient plus depuis longtemps.
L'occasion aussi de faire jouer la concurrence dans les cages, mais Rémi Desbonnet ne faisait pas une très belle impression. Ce qui n'empêchait pas le score de gonfler, tant les faiblesses défensives ukrainiennes étaient criantes. Pas certain qu'il allait y avoir grand chose à retenir, au final, de cette victoire 46-26. Le premier vrai test viendra lundi, contre la Norvège. Face à un pays hôte, et avec un public contre elle, peut-être commencera-t-on à voir ce que cette équipe de France a dans le ventre…
