"Je pourrais écrire 10.000 mots sur les problèmes à la FIFA. Mais la solution tient en trois : Infantino doit partir", a résumé dans une tribune dans le journal britannique Daily Mail Luis Figo, ancien soutien public d'Infantino au moment de sa toute première élection en 2016.
"J'ai rencontré quelques escrocs durant ma carrière mais ce que j'ai vu ces dix derniers jours, c'est le pire comportement, le plus sournois et le plus égoïste auquel j'aie assisté", poursuit l'ancien milieu offensif, Ballon d'Or 2000, nommé conseiller à l'UEFA en 2017.
La semaine dernière, la FIFA a annoncé à la surprise générale un plan de création d'une société commerciale ouverte aux investisseurs extérieurs, un plan finalement abandonné face au rejet de nombreux acteurs du foot, dont l'UEFA.
Selon Luis Figo, un homme qui "tente d'imposer d'aussi gros changements juste pour s'enrichir lui-même et ses amis est un vestige du passé et ne doit pas faire partie de l'avenir".
L'ancien joueur du FC Barcelone et du Real Madrid reproche aussi au dirigeant suisse d'avoir manqué "de transparence sur les rendements exorbitants que recherchent toujours les fonds d'investissement privés".
"Infantino a avili la fonction de président de la FIFA qu'il avait promis de rehausser. Il a menti, trompé et tenté de s'enrichir aux dépens du sport qu'il est censé couvrir", regrette Luis Figo.
"Il est trop tard pour sauver sa dignité, mais il n'est pas trop tard pour sauver le football. Il doit partir. Tout de suite", conclut-il.
En plus des oppositions externes, Infantino fait aussi face à des critiques au sein de la FIFA, notamment du secrétaire général de l'instance Mattias Grafström qui, dans une lettre aux salariés, a regretté "une série d'événements tristes et condamnables".
Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa réélection pour le scrutin prévu en mars 2027 à Rabat, au Maroc, où il participe ce mercredi à une réunion de crise avec de hauts responsables de l'organisation.
