Toutes les statistiques derrière le sacre du Barça en Supercoupe d'Espagne

Raphinha (Barcelone) et Vinicius Jr (Real Madrid) à la lutte pour le ballon lors de la finale de la Supercoupe d’Espagne
Raphinha (Barcelone) et Vinicius Jr (Real Madrid) à la lutte pour le ballon lors de la finale de la Supercoupe d’EspagneRFEF

Barcelone a retrouvé son rival éternel, le Real Madrid, en finale de la Supercoupe d’Espagne pour la quatrième année consécutive ce dimanche.

Fait étonnant, aucune équipe n’avait remporté ce trophée deux années de suite depuis 15 ans – Barcelone étant la dernière à l’avoir fait – et les vice-champions de Liga lors des trois dernières saisons avaient à chaque fois soulevé la Supercoupe cette année-là. Si la tendance se poursuivait, l’édition 2026 semblait promise aux Madrilènes.

Des chemins différents vers la finale

Une victoire contre les Catalans en Liga plus tôt cette saison avait permis à l’équipe de Xabi Alonso de mettre fin à sa série de défaites dans le Clasico datant de 2024/25, lorsque le Barça avait remporté tous les matchs face au Real – une statistique plutôt humiliante pour tout supporter merengue.

Barcelone v Real Madrid - Onze de départ
Barcelone v Real Madrid - Onze de départFlashscore

Avant ce grand rendez-vous, le Barça avait littéralement écrasé une équipe de l’Athletic Club dépassée en demi-finale. À la pause, les Basques étaient déjà menés de quatre buts et la rencontre était pliée. Le cinquième but après la mi-temps n’a été qu’anecdotique.

Il s’agissait d’une neuvième victoire consécutive pour les hommes d’Hansi Flick, et le fait d’avoir gardé un clean sheet lors des cinq dernières mettait la tâche du Real en perspective avant même le coup d’envoi dimanche.

Le King Abdullah Sport City Stadium avant le coup d’envoi de la finale de la Supercoupe d’Espagne
Le King Abdullah Sport City Stadium avant le coup d’envoi de la finale de la Supercoupe d’EspagneRFEF

De son côté, le Real devait négocier un derby face à l’Atlético en demi-finale, et la frappe sur coup franc de Fede Valverde pour ouvrir le score méritait de faire basculer n’importe quel match. En dernier ressort, le Real a dû batailler pour s’imposer 2-1 – une cinquième victoire consécutive en match officiel – et ainsi décrocher son billet pour affronter les Blaugranas.

Un bilan supérieur du Real en Supercoupe lors des confrontations

Avec dix victoires lors des 18 précédents affrontements en Supercoupe (2n, 6d), leur motivation, au-delà de battre leur plus grand rival et d’offrir à Alonso son premier trophée en tant qu’entraîneur du club, était qu’un succès les rapprocherait à une unité du record de 15 titres du Barça dans la compétition.

Une défaite n’aurait fait qu’accentuer la domination catalane dans la compétition et leur offrir un 16e titre – soit trois de plus que le Real et 13 de plus que leurs plus proches poursuivants, l’Athletic Club et le Deportivo La Corogne (tous deux à trois titres).

Le match a démarré sur un rythme effréné, Barcelone monopolisant le ballon tandis que le Real testait la patience de ses adversaires et de l’arbitre avec une série de fautes pour donner le ton.

Gonzalo Garcia et Pau Cubarsi à la lutte pour le ballon
Gonzalo Garcia et Pau Cubarsi à la lutte pour le ballonRFEF

Les véritables occasions de but étaient rares, mais la rencontre restait captivante grâce au tempo imposé par Pedri et Frenkie de Jong côté Blaugranas, et à la vitesse de Vini Jr pour les Madrilènes.

Raphinha ouvre les vannes

C’est pourtant le Brésilien du Real, en quête de son premier but depuis 16 matchs, qui a signé la première frappe cadrée du match, tandis que le métronome espagnol du Barça (94,3%) et le Néerlandais (94,4%) continuaient de dominer face à Jude Bellingham et Aurélien Tchouaméni.

Les Catalans se sont montrés plus dangereux à l’approche de la pause, leur trio offensif Raphinha, Lamine Yamal et Robert Lewandowski se mettant en évidence.

C’est d’ailleurs le Brésilien du Barça qui a déclenché la série de buts à la 36e minute, d’une frappe croisée à ras de terre qui a trompé Thibaut Courtois pour l’ouverture du score.

La passe décisive de Fermin Lopez était sa quatrième implication sur un but lors de ses deux dernières sorties avec Barcelone (1b, 3pd), tandis que le troisième but de Raphinha dans la compétition cette saison, après son doublé face à l’Athletic en demi-finale, le plaçait à une unité de l’ancien attaquant basque Aritz Aduriz, seul joueur à avoir inscrit quatre buts lors d’une même édition.

Deux autres frappes cadrées de Lamine et Fermin Lopez ont suivi avant que le Barça ne soit surpris contre le cours du jeu.

Folie dans le temps additionnel

Servi sur l’aile dans le temps additionnel, Vinicius a enclenché le turbo et laissé Jules Koundé sur place. En pénétrant dans la surface, il était inarrêtable et sa finition a été splendide.

Il s’agissait de l’une de ses 11 touches dans la surface et de ses quatre tirs cadrés, les deux meilleurs totaux du match.

Vinicius Junior accélère pour égaliser pour le Real Madrid
Vinicius Junior accélère pour égaliser pour le Real MadridRFEF

Moins de deux minutes plus tard, une superbe passe de Pedri trouvait Lewandowski, et l’international polonais lobait Courtois sorti à sa rencontre. Un geste typique de Lewy, qui a fait de ce genre de finition sa spécialité, et qui permettait au Barça de marquer au moins deux buts pour la dixième rencontre consécutive.

L’action ne s’arrêtait pas là. Après un corner de Rodrygo qui semait la confusion, Gonzalo Garcia parvenait à égaliser pour la deuxième fois, malgré une position déséquilibrée au moment de frapper.

Ces deux buts catalans en première période faisaient que 11 des 14 réalisations du Barça sous Flick en Supercoupe – à ce stade du match – avaient été inscrites avant la pause. C’était aussi la sixième fois lors des sept derniers matchs du Real que les deux équipes trouvaient le chemin des filets, un signe que la défense d’Alonso doit encore progresser.

Le forcing final du Real n’a pas suffi à faire tomber les Catalans

Le scénario s’est poursuivi après la pause, l’arbitre ne laissant rien passer et distribuant une pluie de cartons jaunes – dont un à Fede Valverde, qui compte désormais plus d’avertissements que de buts face au rival éternel du Real.

Son engagement a une nouvelle fois été remarquable, remportant ses cinq duels en un contre un, une performance notable comparée à celle de Bellingham, bien plus médiatisé, qui a disputé 16 duels mais n’en a gagné que la moitié.

L’infatigable Rodrygo s’est aussi illustré, récupérant le ballon à cinq reprises, soit le meilleur total côté madrilène.

À moins de 20 minutes du terme, alors que le match allait d’un but à l’autre, une glissade de Raphinha, une déviation de Raul Asencio et Courtois déjà parti sur la trajectoire du tir brésilien, ont permis au Barça d’inscrire un troisième but grâce à la touche involontaire de l’Espagnol.

Ce but a poussé Alonso à faire entrer Kylian Mbappé. Le Français n’a pas pu peser offensivement pour le Real, mais il a été impliqué dans une action qui a vu de Jong être expulsé en fin de match pour un pied haut.

L’incroyable raté de Marcus Rashford n’a pas permis de sceller la victoire, et si Asencio ou Alvaro Carreras n’avaient pas buté sur Joan Garcia dans le temps additionnel, on aurait pu assister à une séance de tirs au but pour conclure ces 90 minutes de folie.

Jason Pettigrove
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