"Ma démission ne constitue pas un aveu, une reconnaissance de culpabilité ou une validation des accusations portées contre moi", s'est exprimé le sexagénaire dans une publication sur Instagram.
S'il a pris cette décision, c'est par "nécessité de préserver" sa santé et pour "protéger" sa famille contre "des attaques et des menaces", a-t-il poursuivi dans le même message.
La destitution de M. Casares avait été approuvée vendredi à une très large majorité (188 voix pour, 45 contre et 2 abstentions) lors d'un vote au stade Morumbi par le Conseil délibératif de São Paulo, l'organe qui supervise la gestion du club.
Pour qu'elle soit définitivement ratifiée, il fallait qu'elle soit votée à la majorité simple des voix des membres du club lors d'une assemblée générale.
La police enquête sur des retraits effectués depuis les comptes du club entre 2021 et 2025, a confirmé à l'AFP le Secrétariat à la Sécurité publique du gouvernement de São Paulo.
Au total, 11 millions de reais (près de 2 millions de dollars) seraient concernés, selon la presse locale.
Casares avait été élu président du São Paulo FC en 2020 et réélu en 2023. Son mandat devait s'achever à la fin de cette année. Son départ intervient alors que le club se prépare à débuter la saison du championnat brésilien contre le champion en titre Flamengo, le 28 janvier.
Entraîné par l'Argentin Hernan Crespo, le São Paulo FC a terminé huitième du championnat la saison passée et s'est qualifié pour la Copa Sudamericana, l'équivalent de la Ligue Europa pour l'Amérique latine.
