Mea culpa limité de Jim Ratcliffe après des propos anti-immigrés

Jim Ratcliffe en septembre 2025.
Jim Ratcliffe en septembre 2025.OLI SCARFF/AFP

Le milliardaire britannique Jim Ratcliffe, fondateur du groupe Ineos et copropriétaire de Manchester United, a dit "regretter" ce jeudi la polémique né d'un entretien où il évoquait un Royaume-Uni "colonisé par les immigrés", s'excusant pour le choix des "mots" utilisés sans changer ses positions sur le fond.

"Je regrette que les mots que j'ai choisis d'utiliser aient offensé certaines personnes au Royaume-Uni et en Europe et créé de l'émotion, mais il est important de soulever la question d'une immigration maîtrisée et bien gérée, au soutien de la croissance économique", a écrit le dirigeant de 73 ans dans un communiqué.

Il dit avoir voulu "insister sur la nécessité pour les gouvernements de gérer les enjeux migratoires en lien avec l'investissement dans les compétences, l'industrie et l'emploi, afin que la prospérité à long terme soit partagée par tous. Il est crucial que nous maintenions un débat ouvert sur les défis auxquels le Royaume-Uni est confronté".

Ce partisan du Brexit, résident à Monaco et sympathisant du leader anti-immigration Nigel Farage, a déclenché une polémique après la diffusion d'un entretien à Sky Sports mercredi, dans lequel il évoquait un Royaume-Uni "colonisé par les immigrés".

Il a conspué "une économie avec neuf millions de personnes bénéficiant d'aides sociales et un afflux massif d'immigrés" en s'appuyant sur des statistiques démographiques erronées pour soutenir sa théorie d'une supposée vague migratoire dans son pays natal.

Cette interview a suscité un tollé notamment parmi les supporters de Manchester United et jusque dans le milieu politique, le Premier ministre Keir Starmer ayant appelé dès mercredi Ratcliffe à "présenter ses excuses" pour ses propos "offensants et erronés".