"Ils ont construit un stade et un centre d'entrainement incroyables, mais quand vous regardez leurs dépenses, et en particulier leur structure salariale, on constate qu'il ne s'agit pas d'un grand club", a affirmé l'Australien, nommé chez les Spurs en 2023 et licencié deux ans après.
Il dit s'en être "rendu compte lorsque nous avons essayé de recruter des joueurs comme Pedro Neto, Bryan Mbeumo, Antoine Semenyo et Marc Guehi à l'intersaison 2024, car nous n'étions pas en capacité de nous positionner pour ces joueurs-là".
"J'ai l'impression que Tottenham en tant qu'institution se disait +on fait partie des grands clubs+ et en réalité, je pense qu'ils ne le sont pas", a-t-il asséné.
Postecoglou a amené Tottenham à la cinquième place de Premier League dès sa première saison. La seconde s'est terminée sur un titre en Ligue Europa, le premier en dix-sept ans pour le club de Londres, et sur une dix-septième place désastreuse en Premier League, ce qui a conduit à son renvoi.
L'ancien manager du Celtic a regretté de ne pas avoir eu d'interlocuteur en interne pour discuter de la politique des transferts.
"Quand on arrive au club, on voit partout 'To dare is to do' (le slogan du club, "oser c'est faire" en français), mais leurs actions sont à l'exact opposé", a-t-il relevé, pointant un manque de "prise de risque" dans la stratégie du club.
Cet entretien a été diffusé au lendemain du renvoi de Thomas Frank, son prédécesseur, nommé en juin 2025 et parti huit mois après sur un bilan aussi épouvantable en championnat que positif en Ligue des champions.
"C'est un club curieux, Tottenham. Ils ont pris un tournant majeur à la fin de l'année dernière, non seulement avec mon départ, mais aussi avec celui de Daniel Levy (le président exécutif, NDLR), ce qui a créé un climat d'incertitude", a-t-il insisté.
"Si vous faites de tels changements, vous devez comprendre qu'il y aura une certaine instabilité. Thomas savait-il dans quoi il s'embarquait ? Je ne sais pas."
