Le patron des Gunners ne pouvait pas être "plus fier et plus heureux" de cette performance, quatre jours après avoir "perdu deux points sur le dernier ballon du match" à Wolverhampton (2-2).
Subir l'égalisation ainsi, "c'était dur" et en revoyant les images, "je me disais que c'était impossible", a-t-il rembobiné en conférence d'après-match. "Mais c'est arrivé et il fallait se relever parce qu'on se sent en colère, bouleversé, honteux jusqu'à un certain point".
Il a fallu remobiliser l'équipe sans évacuer cet incident. "Comment pouvons-nous l'utiliser comme un tournant pour nous améliorer? C'était l'objectif, l'intention, mais ensuite il faut le faire sur le terrain. Je pense que ce que nous avons fait du début à la fin du match était exceptionnel", a-t-il dit.
Ce succès dans le derby du nord de Londres permet à Arsenal de reprendre cinq points d'avance sur Manchester City, son dauphin qui a toutefois disputé un match en moins. Tottenham reste englué à la seizième place, quatre points au-dessus de la zone de relégation, à onze journées de la fin.
Affronter Arsenal, "la meilleure équipe du monde actuellement" probablement, "c'était trop pour nous, avec les problèmes que nous avions", a réagi Igor Tudor, le nouvel entraîneur de Tottenham, en référence aux nombreuses absences sur blessure ou suspension. Il va falloir "changer nos habitudes, changer l'état d'esprit que nous avons actuellement en tant qu'équipe, c'est la seule façon pour que ça marche", a-t-il ajouté.
Pour le Croate, Tottenham souffre d'un "manque de confiance évident" sur lequel il faut travailler. "J'ai vu la passion, la volonté", mais les joueurs n'étaient tout simplement "pas capables" d'appliquer les consignes demandées. "Pourquoi on n'en est pas capables ? C'est la question à laquelle nous devons nous atteler", a ajouté l'ancien entraîneur de Marseille, la Lazio et la Juventus notamment.
