Le sommet de la Premier League reprend ses droits avec une affiche électrique entre Liverpool et Manchester City. Ce choc dominical s'annonce déjà décisif pour les 'Sky Blues' : actuellement distancés de six points par le leader Arsenal, les hommes de Guardiola n'ont plus le droit à l'erreur. Un revers sur les bords de la Mersey porterait un coup peut-être fatal à leurs ambitions de sacre.
De son côté, le Liverpool d'Arne Slot, installé au sixième rang à un seul petit point du top 5, voit dans la réception du champion en titre une occasion en or de marquer son territoire et de consolider ses prétentions pour une qualification en Ligue des Champions la saison prochaine.
Mais au-delà des points, c'est un défi psychologique immense qui attend Manchester City. En se penchant sur l'historique récent des confrontations chez les Reds, on mesure l'ampleur de l'Everest qui se dresse devant Guardiola : le technicien catalan n'a gagné qu'une seule fois lors de ses 10 derniers déplacements à Anfield.
Anfield est devenu, au fil des ans, la véritable 'bête noire' du manager espagnol. Même au sommet de son art avec les 'Sky Blues', l'ancien mentor du Barcelone a souvent vécu ses visites à Anfield comme un douloureux rendez-vous chez le dentiste, affichant un maigre bilan d'un seul succès, 3 nuls et 6 défaites.
Le calvaire a débuté dès sa première visite à Liverpool en décembre 2016, soldée par une courte défaite 1-0. Un an plus tard, en janvier 2018, Pep Guardiola assistait impuissant à un festival offensif des 'Reds', s'inclinant au terme d'un match épique (4-3).
Cette même année, le traumatisme s'est déplacé sur la scène européenne lors des quarts de finale de la Ligue des Champions. Le match aller à Anfield fut un véritable naufrage pour Guardiola, dont l'équipe a sombré 3-0 en avril 2018, avant de voir ses espoirs de qualification s'envoler définitivement après un nouveau revers au retour.
Après cette série noire, Guardiola était parvenu à stopper l'hémorragie avec un match nul et vierge en octobre 2018. Mais le répit fut de courte durée : en novembre 2019, les 'Cityzens' retombaient dans leurs travers en s'inclinant lourdement 3-1.
L'éclaircie est finalement venue en février 2021. Ce jour-là, Guardiola a enfin dompté l'arène avec une éclatante victoire 4-1, portée par un doublé de Gündogan et des réalisations de Foden et Sterling.
Malheureusement pour City, ce succès est resté une parenthèse enchantée. Lors de ses quatre derniers voyages à Anfield, le coach espagnol a dû se contenter de deux nuls et deux défaites, concédant des partages de points (2-2 en octobre 2021 et 1-1 en mars 2024) avant de mordre la poussière à nouveau (1-0 en octobre 2022 et 2-0 en décembre 2024).
Le bastion le plus imprenable du 'Big Six'
Statistiquement, Liverpool s'affirme comme l'adversaire le plus coriace pour Guardiola hors de ses bases au sein du 'Big Six'. Seul Tottenham Hotspur soutient la comparaison, avec un bilan de cinq victoires, un nul et sept défaites pour le Catalan.
Il faut toutefois nuancer les chiffres concernant les 'Spurs', qui ont alterné entre White Hart Lane (jusqu'en 2016/17), l'exil à Wembley en 2017/18, puis leur nouveau stade ultra-moderne à partir de la saison suivante.
À l'inverse, d'autres places fortes anglaises réussissent bien mieux à Pep. Stamford Bridge s'est montré plutôt accueillant avec 5 victoires, 2 nuls et 4 défaites en 11 confrontations face à Chelsea.
Même Old Trafford, autrefois terre hostile pour City, est devenu un jardin pour l'ex-entraîneur du FC Barcelone. Face aux 'Red Devils', il affiche un bilan flatteur de sept victoires, trois nuls et quatre défaites.
Mais sa proie favorite reste incontestablement Arsenal. À l'Emirates Stadium, Guardiola affiche des statistiques insolentes : huit victoires, trois nuls et quatre défaites, marquées notamment par une impressionnante série de sept succès consécutifs entre mars 2018 et février 2023.
