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Le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente apporte "tout son soutien" à Ceuta

Luis de la Fuente lors du Mondial 2026.
Luis de la Fuente lors du Mondial 2026.ODD ANDERSEN/AFP

Après avoir dévoilé la liste des joueurs convoqués pour disputer la Ligue des nations, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente a apporté ce vendredi "tout son soutien" à ses "compatriotes" de Ceuta, l'enclave espagnole en pleine crise migratoire avec le Maroc.

"Je n'oublie pas nos compatriotes à Ceuta, qui vivent dans une situation vraiment compliquée. J'espère qu'ils pourront retrouver une vie normale le plus rapidement possible, je leur apporte tout mon soutien", a déclaré Luis de la Fuente avant sa conférence de presse.

Le sélectionneur de l'Espagne, champion du monde cet été, avait déjà lancé un message de solidarité envers les habitants de l'enclave en annonçant sa liste de 26 joueurs pour la prochaine trêve internationale dans une vidéo tournée à Ceuta.

Interrogé sur la polémique autour du t-shirt de soutien qu'ont refusé mardi de porter entièrement les joueurs du Real Madrid Kylian Mbappé, Vinicius Junior et Ibrahima Konaté, le coach espagnol a préféré mettre en avant "son opinion personnelle".

"Je peux seulement donner mon opinion personnelle, ce que font les autres je ne peux rien en dire, chacun fait ce qu'il veut. Moi je me sens 'mas caballa' (maquereau, le surnom des habitants de Ceuta, NDLR), plus Ceutien qu'hier", a-t-il affirmé.

Mis sous pression par une partie de ses supporters, le président du Real Madrid Florentino Pérez a profité d'une cérémonie en hommage à son président d'honneur José Martinez Sanchez, dit "Pirri", originaire de Ceuta, pour apporter également son soutien à la population.

Ceuta, l'une des deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord, est depuis fin juillet un sujet de tension au niveau politique et diplomatique, après l'entrée massive de plus de 70 000 migrants venus du Maroc.

Plusieurs dizaines de ces migrants sont morts dans leur tentative de rejoindre l'enclave, principalement en mer, selon les bilans des autorités espagnoles et marocaines.

La grande majorité de ces personnes en situation irrégulière a été rapidement renvoyée vers le Maroc, mais plusieurs milliers d'entre elles demeurent encore dans la ville autonome, où la situation s'est dégradée sur fond de tensions avec les habitants. Des manifestations, largement récupérées par l'extrême droite, ont lieu quasi-quotidiennement depuis pour réclamer un retour à la normale.

Ce vendredi matin, les autorités locales ont commencé à transférer des centaines de personnes qui se trouvaient encore sur les plages vers un camp d'accueil installé sur le port.