Malgré la victoire 3-2 obtenue à l'aller, le scénario a été particulièrement éprouvant pour les Parisiens, qui ont dû réaliser une véritable "remontada" portée par un doublé de Désiré Doué pour renverser les Monégasques. Ce succès a pourtant laissé un goût amer avec la sortie sur blessure d'Ousmane Dembélé peu avant la 30ᵉ minute de jeu, un coup dur qui prive Luis Enrique d'un de ses atouts majeurs pour ce match retour décisif.
En scrutant les données de BeSoccer Pro, à la même date les saisons précédentes (25 février), le constat est implacable : le PSG de Luis Enrique affiche un visage bien moins souverain que lors de la dernière saison. Avec un même nombre de matchs disputés (37), les Parisiens comptent cette année moins de victoires (23 contre 27), mais surtout deux fois plus de défaites (6 contre 3).
À ce moment-là de la saison, le PSG affichait une puissance de feu impressionnante avec 97 buts marqués (contre 85 cette saison) et une solidité défensive bien supérieure, n'ayant concédé que 34 buts contre 38 aujourd'hui. Ces statistiques illustrent une équipe qui a perdu énormément son efficacité devant les buts et dans ses propres cages, peinant à tuer ses matchs tout en restant plus exposée aux contres adverses.
Pourtant cette saison, Luis Enrique tente de s'appuyer sur un collectif plus équilibré qu'avant. Si lors de sa première saison sur le banc du PSG, Kylian Mbappé écrasait tout avec 32 buts à lui tout seul à ce moment de la saison, laissant le reste de l'effectif à des années-lumière (derrière lui il y avait Kolo Muani avec 9 buts), le danger est aujourd'hui mieux réparti. On compte désormais cinq joueurs avec plus de 8 buts, signe d'une volonté de ne plus dépendre d'un seul homme, même si cette démocratisation du but ne compense pas encore totalement la perte d'efficacité brute des saisons précédentes.
L'analyse individuelle confirme ce décalage d'efficacité par rapport à l'an dernier. Au 25 février 2025, Ousmane Dembélé affichait déjà 24 buts au compteur, contre 11 aujourd'hui. Le constat est similaire pour Bradley Barcola, qui totalisait 16 réalisations la saison passée contre 8 actuellement. À eux deux, les titulaires des ailes parisiennes cumulent 21 buts de moins que lors de la saison précédente à la même date. Si Gonçalo Ramos et Désiré Doué compensent en partie avec des statistiques en hausse, ce manque à gagner offensif explique pourquoi le PSG peine davantage à tuer ses matchs cette saison.
Gonçalo Ramos : 11 buts
Ousmane Dembélé : 11 buts
Désiré Doué : 9 buts
Khvicha Kvaratskhelia : 8 buts
Bradley Barcola : 8 buts
Entre la bataille de l'aller et ce retour décisif, les deux formations n'ont pas chômé en championnat le week-end dernier. Le PSG s'est rassuré physiquement et mentalement en s'imposant sereinement 3-0 face à Metz, une victoire nette qui a permis de faire tourner l'effectif tout en gardant la tête du classement. De son côté, l'AS Monaco a prouvé qu'elle avait du répondant et un moral d'acier. Menés au score, les Monégasques ont signé une remontada spectaculaire face à Lens, s'imposant finalement grâce à un but d'Ansu Fati pour le 3-2.
Ce soir, le PSG, en pleine quête d’efficacité et encore marqué par ses doutes statistiques, va devoir sortir le grand jeu. Face à lui se dresse un Monaco extrêmement costaud, boosté par son exploit contre Lens. Entre la fragilité défensive des Parisiens et la force de frappe monégasque, le combat s'annonce particulièrement dur. Paris a l'avantage du score, mais au vu de la forme actuelle des deux équipes, rien n'est joué et la soirée au Parc risque d'être très longue.
