"Je ne permettrai jamais d'avoir un joueur au-dessus du club. La personne responsable de l'équipe, c'est moi, je ne vais pas permettre qu'un joueur pense qu'il est plus important que le club, ni moi, ni le directeur sportif, ni le président, ni le club. (...) Donc, il n'y a pas de valeur dans ces déclarations, c'est de la colère à la fin d'un match", a déclaré Luis Enrique à la suite de la prise de parole d'Ousmane Dembélé après la défaite à Rennes vendredi dernier.
Pour bon nombre d'entraîneurs, les réactions des joueurs n'ont pas besoin d'être commentées. Ce n'est pas le cas du technicien du Paris Saint-Germain qui n'a absolument pas envie de voir la presse pointer du doigt d'éventuelles tensions.
La communication est rôdée – et ce depuis son arrivée à l'été 2024 –, et ce ne sont pas les récents événements qui vont changer quoi que ce soit dans son carnet de bord. À l'approche de ce 16ᵉ de finale de Ligue des champions à Monaco, Luis Enrique fait tout son possible pour que l'environnement soit le plus sain possible malgré les enjeux. Dans la quête d'un second titre européen, le PSG doit répondre présent à Louis-II afin de mettre un maximum de chance de son côté avant le match retour la semaine prochaine.
C'était déjà le cas en février 2025 lorsque le Stade Brestois avait été choisi pour se dresser sur le chemin des Parisiens. À l'arrivée, les Bretons n'avaient pas fait le poids (10-0 au cumulé).
Maintenant, le contexte est différent au regard des récents résultats. Ces dernières semaines, le PSG n'a pas eu les résultats escomptés. À Rennes, les hommes de Luis Enrique ont dominé, mais n'ont pas gagné.
"Je pense qu'on doit mettre plus d'envie. On doit jouer pour le Paris Saint-Germain pour gagner des matches, car si on joue tout seul sur le terrain, ça va pas aller, on ne va pas gagner les titres qu'on veut. (...) On est sur la deuxième partie de saison, et c'est le Paris Saint-Germain qui doit être en premier, et pas les individualités. On doit jouer pour le club au lieu de penser à soi-même", a affirmé Dembélé après la défaite 3-1.
Des mots très forts, mais qui ont été donc immédiatement tempérés par son entraîneur dans la soirée. Selon nos informations, le N°10 ne visait aucun joueur. C'est la réaction d'un joueur à chaud après une déconvenue. Il n'y a aucun problème à ce sujet en interne. Plus que jamais, ce non-événement prouve que l'entraîneur du PSG est le capitaine du bateau.
Luis Enrique en totale maîtrise
Et il n'a pas hésité à le démontrer de nouveau en conférence de presse lundi en fin d'après-midi. "Ce que j'ai dit est très clair. Il y a toujours du bruit autour du PSG et on y est habitués", a-t-il affirmé malgré les demandes de son audience sur l'importance de développer sa pensée.
Luis Enrique montre bien que ce sont des sujets qui n'ont pas à sortir du vestiaire et c'est l'équipe tout entière qui en sortira victorieuse. Lui veut que son collectif puisse briller sur le terrain, quitte à paraître désagréable vis-à-vis de la presse.
Maintenant, le technicien espagnol sait aussi que le PSG doit gagner et que des défaites commes celles à Rennes posent question. En revanche, toujours pas d'inquiétude sur le niveau des Parisiens et l'attitude à adopter sur le terrain. Comme depuis son arrivée, l'efficacité va-et-vient. Le plus important reste sa philosophie de jeu et à quel point celle-ci peut infuser entre les lignes. La saison dernière, cela a parfaitement fonctionné. En 2025-2026, ce n'est pas toujours flagrant, mais à l'arrivée, si le champion d'Europe conserve sa couronne…
"Je veux voir la meilleure version du PSG et on a vu la dernière saison qu'on avait perdu le match aller avant de retourner au retour. On veut gagner chaque match et notre mentalité ne change pas", a d'ailleurs martelé Luis Enrique.
Il est vrai que les déceptions contre le Paris FC, le Sporting ou encore Newcastle n'ont pas enterré les Parisiens. Ces derniers ont su rebondir à chaque fois. Désormais, il faut pouvoir trouver une certaine régularité au fil des matches en ne perdant le moins de points possibles.
En Ligue des champions, la phase à élimination directe débute et il n'est plus question de victoire ou de défaite, mais bien de qualification.
"Si je dois juger les joueurs et l'équipe sur ce que je connais, on doit améliorer notre efficacité parce que notre qualité individuelle est importante. Ma confiance en nos joueurs et dans l'équipe est là. Il faut se rendre compte de la difficulté de gagner à l'extérieur mais on est confiants parce qu'on l'a déjà fait dans le passé", a également dit Luis Enrique.
Peu importe le contexte, le Paris Saint-Germain et son entraîneur savent ce qu'ils ont à faire : la feuille de route n'a pas changé. C'est l'AS Monaco qui se dresse sur leur chemin ce mardi (21h00).
