Encore et toujours parmi les candidats crédibles à la victoire finale en Ligue des champions, le Bayern Munich abordait en favori son 8ème de finale aller. Ce déplacement sur la pelouse de l'Atalanta n'allait pas effrayer Michael Olise et ses coéquipiers, même si le fait que les Bergamasques aient éliminé le Borussia Dortmund au tour précédent devait fatalement attiser la méfiance des Bavarois.
C'est d'ailleurs le Français qui sonnait le premier la charge d'une frappe enroulée sur une contre-attaque éclair. Le début de match était 100% bavarois, l'international français était dangereux sur coup franc direct, l'Atalanta semblait voué à craquer, et cela arrivait quand un ballon de Serge Gnabry trouvait Josip Stanišić, qui mettait les siens devant en toute logique (12e).
Les Bergamasques étaient contraints de se découvrir, ce qu'ils faisaient sur un contre éclair que Davide Zappacosta ne parvenait pas à convertir en but (18e). Mais le soufflet retombait rapidement quand Michael Olise se promenait à l'orée de la surface pour avoir tout le temps d'enrouler une frappe gagnante (22e). Trois minutes plus tard, après une incroyable séquence de possession, le Français gratifiait l'audience d'une passe décisive pour Serge Gnabry, qui venait tuer le match.

Difficile de retrouver de l'intérêt pour la rencontre si les Transalpins ne relançaient pas le suspense avant la pause. Mais on était bien plus proche d'un quatrième but bavarois, sur des tentatives de Nicolas Jackson, puis Dayot Upamecano, avant que Gnabry ne touche la barre. Un match à sens unique pour un score à sens unique à la pause (0-3).
Une humiliation
Il fallait espérer que l'Atalanta ait trouvé quelques recettes à la pause, mais le Bayern contrôlait le tempo, et, sur un contre mené en trois passes, voyait Nicolas Jackson participer au festival et aggraver la marque (52e). Cette fois, c'en était fini pour de bon pour l'Atalanta, dominé dans tous les secteurs du jeu, qui tentait d'endiguer les vagues bavaroises.
Ce qui finissait par être le cas, Marco Carnesecchi s'offrant quelques parades, mais il ne pouvait rien quand Michael Olise ridiculisait la défense et enroulait parfaitement petit filet pour rajouter à ce qui devenait une humiliation (64e). Un doublé + une passe décisive, l'international français a réalisé une énième prestation cinq étoiles ce soir.
Et ce n'était pas fini : Jamal Musiala y allait aussi de son but dans la foulée. C'était une déferlante, Upamecano allait trouver le poteau de la tête (74e), avant que les Bavarois ne fassent tomber le rythme, la mission étant bien plus qu'accomplie contre une équipe KO debout, qui va toutefois sauver l'honneur par Mario Pašalić au bout du temps additionnel, pour mettre du baume au cœur des supporters qui n'auront jamais arrêté de chanter. Victoire 1-6, une véritable démonstration de force du Bayern, qui est déjà en quarts, et une humiliation pour l'Atalanta, pas au niveau ce soir…
Homme du match Flashscore : Michael Olise
