L’instance européenne a analysé à quel moment et dans quels contextes surviennent les interventions les plus dures : près des zones techniques, là où la probabilité de marquer est la plus élevée. Il faut aussi prendre en compte des situations comme la perte de contrôle du ballon, les rebonds et les duels 50-50, des moments où les joueurs s’étendent instinctivement et risquent de mettre en danger un adversaire. "Nous continuerons à être stricts. L’objectif reste toujours de protéger les joueurs", a déclaré Rosetti.
"Nous devons nous rappeler pourquoi le VAR a été introduit", a affirmé le dirigeant. "Il a été créé pour corriger. La technologie est excellente pour les décisions objectives, comme les hors-jeu, mais pour les jugements subjectifs, nous devons rester prudents, car lorsque nous revoyons de petits détails, nous ralentissons le jeu." Par ces mots, il invite donc à ne pas revoir les actions qui ne sont pas très claires et qui laissent place à différentes interprétations.
Les exagérations des joueurs après des contacts minimes ou très légers n’ont pas échappé à l’attention, même si Roberto a reconnu qu’il est « très difficile » pour les arbitres d’évaluer ce type d’actions en temps réel. "Ce que nous voyons à la télévision n’est pas toujours ce que l’arbitre voit sur le terrain", a-t-il argumenté. Il a également souligné que d’autres facteurs entrent souvent en jeu : l’angle, la proximité ou la vitesse, qui influencent la perception.
"Même langage" pour les mains
Un autre point concerne le protocole de communication entre le capitaine et l’arbitre, mis en place avant l’Euro, ce qui a permis de réduire le nombre de réclamations. "Nous en sommes très satisfaits", a-t-il affirmé. "Il s’agit de respect et de protéger l’image du jeu", a-t-il ajouté. Grâce à ce système, seul le porteur du brassard peut s’adresser à l’arbitre pour demander des explications sur certaines décisions. Selon l’UEFA, cela permet de réduire le harcèlement et d’envoyer un message positif aux jeunes générations.

Par ailleurs, l’institution présidée par Aleksander Ceferin accorde une attention particulière aux mains et demande à ce que le "même langage technique" soit utilisé dans les championnats nationaux et les compétitions européennes, c’est-à-dire qu’il soit clair quelles actions sont naturelles, quand un contact est intentionnel, à quel moment on considère que les bras et les mains sont collés au corps… Enfin, le texte mentionne un élément clé : un dialogue constant pour éviter toute confusion.
