L'UEFA a l'opportunité de transformer un slogan en actes, selon Arbeloa

Vinicius est épaulé par son coach.
Vinicius est épaulé par son coach.REUTERS/Rodrigo Antunes

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa a estimé ce mardi à la veille du barrage retour de Ligue des champions contre Benfica que l'UEFA avait l'opportunité de faire de la lutte contre le racisme plus qu'un simple slogan, en référence aux accusations contre l'Argentin Gianluca Prestianni.

"Nous avons une grande opportunité pour marquer un avant et un après dans la lutte contre le racisme", a-t-il dit en conférence de presse à propos de la suspension provisoire du joueur argentin du Benfica annoncée lundi par l'UEFA, en attendant les conclusions de l'enquête.

"L'UEFA, qui a toujours été une fervente défenseure de cette cause, a l’occasion de ne pas en rester seulement à un slogan et à une jolie pancarte avant les matches", a-t-il ajouté.

Accusé par plusieurs joueurs du Real d'avoir traité Vinicius Junior de "singe", Prestianni nie les faits et, malgré sa suspension, a tout de même effectué le déplacement avec ses coéquipiers, signe du soutien du club portugais envers son joueur.

Avant son départ pour Madrid, le président lisboète Rui Costa a par ailleurs assuré que l'Argentin était "tout sauf raciste", et que s'il l'était, "il ne pourrait pas jouer pour Benfica".

Arbeloa, interrogé à plusieurs reprises sur cette affaire, a répété que "rien ne peut justifier" un acte raciste, en réponse aux propos de son mentor José Mourinho, qui avait considéré que Vinicius avait provoqué inutilement le public après son but vainqueur la semaine dernière.

"Vini est un battant. Et demain (mercredi) il va continuer à lutter, et démontrer que c'est un des meilleurs joueurs de la planète", a affirmé le coach merengue.