Inexistant à Bruges, Marseille quitte au bout du multiplex la Ligue des champions

La désillusion.
La désillusion.REUTERS/Yves Herman

Pris à la gorge d'entrée, l'Olympique de Marseille a concédé une lourde défaite sur la pelouse du Club Brugge. Une défaite qui, combinée à un scénario rocambolesque à Benfica, élimine l'OM de la Ligue des champions.

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Un seul objectif : la victoire pour l'Olympique de Marseille. En déplacement sur la pelouse du Club Brugge, les Phocéens avaient leur destin en mains, et allaient assurer une place en barrages de la Ligue des champions avec un succès. Mais puisque leurs rivaux devaient l'emporter pour continuer l'aventure, la partie s'annonçait serrée. 

Mais en moins de quatre minutes, tout basculait. Trouvé dans l'axe, Hans Vanaken laissait très intelligemment passer pour Mamadou Diakhon, seul sur la gauche, qui trompait un Geronimo Rulli abandonné par sa défense. 

Difficile de faire pire début de match. Dès que les Belges se projetaient vers l'avant, Marseille était en danger. Et à force de ne rien produire et de reculer, l'OM allait en prendre un deuxième sur un jeu en triangle en bord de touche et un centre ralenti d'Aleksandar Stanković que la défense marseillaise regardait rouler, Romeo Vermant venait crucifier Rulli avec l'aide du poteau (11e). 

Un naufrage total, ce début de match de l'OM, qui n'avait aucune solution, défensivement parlant. La réaction était timide en attaque, hormis une frappe de Mason Greenwood (21e). Mais l'ensemble était trop décousu pour apporter un réel danger. Passée la demi-heure, le visage de l'OM était toutefois plus intéressant. Mais sans occasions, aucune chance de marquer. Bruges avait légèrement baissé de pied, mais avait la main - ou plutôt le pied - sur le match, et, à la pause, mené 2-0, l'OM était provisoirement éliminé.

Le cauchemar

Marseille revenait avec de bien meilleures intentions, Geoffrey Kondogbia ne tardant pas à chauffer les gants de Simon Mignolet. Avant de frôler la correctionnelle sur un invraisemblable 3 contre 2 totalement gâché par Carlos Forbs. Le coup était passé près, mais ne court-circuitait pas la nouvelle domination de l'OM, Pierre-Emerick Aubameyang mettant à son tour le portier adverse à contribution. 

Subitement bouillant, Mignolet repoussait tout ce qui se présentait devant lui, notamment une belle tentative signée Igor Paixão. Bruges en profitait pour remettre les gaz, avec des contres tranchants qui forçaient Rulli à s'employer devant Stanković (66e). L'OM était alors sur un fil, mais provisoirement dans les 24. Mais abandonnait pour de bon l'idée de se qualifier sur un énième errement défensif, Rulli sauvait le coup devant Forbs, mais ne pouvait rien sur la frappe de Stanković, encore une fois abandonné par sa défense. 

Il ne restait plus qu'à tenter de mettre au moins un but, le goal average étant crucial, et surtout attendre nerveusement les autres résultats, qui ne faisaient que changer. La première mission était ratée, malgré l'énergie d'Aubameyang, un des rares au niveau lors de cette défaite 3-0. La deuxième... ratée aussi, portant le sceau du gardien (!) du Benfica Anatoliy Trubin, qui inscrivait au bout du temps additionnel le but pour sceller une victoire 4-2 qui envoyait Marseille en enfer : premier non qualifié...