Vous allez affronter votre ancien club et vos anciennes coéquipières. Laquelle d'entre elles redoutez-vous le plus dans un duel direct ?
"Redouter" est un grand mot, car je n'ai pas peur facilement. Mais elles ont beaucoup de bonnes joueuses, un effectif de qualité et beaucoup d'expérience. Cristiana Girelli est l'un des grands noms, tout comme Barbara Bonansea. Ce sont deux joueuses qui marquent beaucoup et qui ont prouvé leur importance pour la Juventus, notamment en Champions League. L'équipe entière est un adversaire de taille, mais si je devais en choisir deux, ce serait elles.
Avec le recul, qu'est-ce que votre passage en Italie vous a appris en tant que personne, en dehors du football ?
Énormément. Je suis devenue une personne plus complète, pas seulement sur le terrain, mais aussi en dehors. C'est une culture et une langue complètement différentes. J'ai passé un moment incroyable là-bas et je suis reconnaissante d'avoir pu jouer avec de telles joueuses dans une si belle ville. Cela ne m'a pas rendue moins bonne footballeuse, donc tout a été positif.
Est-ce que vous vous préparez différemment pour affronter vos anciennes coéquipières et y voyez-vous un avantage ?
Non, je me prépare comme je le fais toujours. C'est plaisant de retrouver la Juventus car c'est mon ancienne équipe, mais je n'agis pas différemment.
Qu'est-ce que cela vous fait de savoir que vous pourriez éliminer votre ancien club de la Champions League ?
Comme je l'ai dit, c'est sympa de jouer contre d'anciennes coéquipières, mais au bout du compte, il y aura un vainqueur et un perdant. J'espère que ce sera nous, mais j'ai beaucoup de respect pour la Juventus. Que le meilleur gagne.
Êtes-vous toujours en contact avec des joueuses ou du staff de la Juventus ?
Oui, j'ai gardé des contacts avec certaines joueuses pour les anniversaires ou les occasions spéciales. L'un des kinés est aussi devenu un très bon ami. J'ai hâte de les revoir, car cela fait presque deux ans maintenant.
Si vous comparez Wolfsburg et la Juventus, pourquoi Wolfsburg est-il plus fort et que faites-vous de mieux que la Juventus ?
C'est une bonne question. Le championnat allemand est différent de l'italien, qui progresse encore beaucoup. Mais la Juventus a toujours montré en Champions League qu'elle était une équipe très forte, ce n'est plus un "petit" adversaire. On l'a vu cette saison contre le Bayern Munich, le résultat aurait pu être différent. Ce sera difficile pour nous. Ce sont les détails de précision qui décideront du match. Si nous sommes au sommet de notre forme, je suis sûre que notre qualité nous fera gagner, mais ce ne sera pas facile.
À votre départ de la Juventus, vous aviez posté que les défis rencontrés là-bas vous avaient poussée jusqu'à vos limites. Pouvez-vous expliquer ce que vous vouliez dire ?
Je parlais d'une situation globale, incluant ma vie personnelle. C'était une situation difficile à gérer, et elle l'est encore, mais cela a fait de moi la personne que je suis aujourd'hui. Ce post était aussi un remerciement au club et aux gens autour du club qui m'ont beaucoup aidée dans cette épreuve.
Vous venez de reprendre la Bundesliga avec un seul match contre Cologne. Est-ce difficile de monter en puissance pour les play-offs de la Champions League avec un seul match de championnat dans les jambes ?
Ce n'est pas facile car nous n'avons eu qu'un seul match officiel cette année, le reste n'étant que des entraînements. Mais nous avons fait de bonnes choses à l'entraînement, notamment des oppositions en 11 contre 11 pour construire notre rythme. Un match de Champions League sera différent, nous le savons, mais nous serons prêtes jeudi.
Une question sur Kessya Bussy : elle vous a offert une passe décisive contre Cologne. Comment se passe votre combinaison avec elle et lui donnez-vous des conseils grâce à votre expérience ?
Nous sommes de très bonnes amies en dehors du terrain, nous passons beaucoup de temps ensemble. C'est une fille géniale. Je m'entends toujours bien avec les Françaises, j'ai beaucoup d'amis français. On connaît nos jeux respectifs. Le but contre Cologne en est le parfait exemple : elle savait exactement comment j'allais courir et son timing était incroyable. Elle me demande parfois conseil sur certaines situations et je partage mon expérience avec elle très souvent.
Vous marquez beaucoup plus avec Wolfsburg qu'en Italie. Est-ce dû à votre changement de position ?
À la Juventus, je jouais ailière gauche. La saison dernière ici aussi, j'étais plutôt sur les ailes. Cette saison, j'ai une position différente en tant qu'attaquante, numéro 9. Le style de jeu est également différent de celui de la Juventus, mais je continue surtout de me développer chaque année, ce qui me permet d'aller dans la bonne direction.
Vous avez marqué 4 buts en 6 matchs. Que pouvez-vous exploiter dans le jeu de la Juventus pour augmenter votre compteur ?
Si nous jouons comme nous savons le faire, les occasions viendront. Personnellement, je suis toujours affamée de buts. Même après un but, je n'ai pas fini, je veux toujours en marquer plus. C'est ce qui fait de moi la joueuse que je suis.
Comment va votre forme physique ? Vous étiez blessée à la fin de l'année dernière.
Ça va bien. Je suis contente d'avoir eu la trêve hivernale et les stages de préparation pour être de nouveau totalement prête. J'espère continuer sur cette voie.
Votre contrat expire cet été. Êtes-vous en discussion avec Wolfsburg pour une prolongation ?
Oui, je suis en discussion. Je n'ai pas voulu y penser durant la première moitié de saison car je voulais juste me concentrer sur mon jeu et donner le meilleur de moi-même sur le terrain. Je n'ai pas encore décidé de ce que je ferai la saison prochaine, donc les semaines et mois à venir seront intéressants.
En rejoignant Wolfsburg, vous aviez dit que remporter des trophées était votre priorité. Est-ce toujours le cas ?
C'est tout en haut de ma liste. Je suis venue ici pour gagner des trophées. La saison dernière, j'ai montré mon importance et je continue sur cette lancée cette saison. J'espère que cela se terminera par quelque chose de beau.
