Wolfsburg et Lyon vont s'affronter trois fois cette saison. Est-ce que cela devient "ennuyeux" de jouer si souvent contre le même adversaire ?
Non, je ne dirais certainement pas que c'est ennuyeux. Je pense que c'est un excellent adversaire et nous avons vraiment hâte de disputer ces matchs contre elles.
En tant que défenseure, quelle joueuse lyonnaise devrez-vous surveiller de plus près ?
Elles ont beaucoup de grandes joueuses et changent énormément de positions, donc je n'aurais pas qu'une seule adversaire directe. Comme je joue sur le côté gauche, il y aura plusieurs joueuses qui viendront dans ma zone sur leur flanc droit. Ce sera un défi intéressant.
Vous êtes à Wolfsburg depuis environ 9 mois. Quel est votre ressenti sur ces grands matchs internationaux ?
C'est une expérience vraiment enrichissante. Le niveau est très élevé : on affronte les meilleures d'Europe. La vitesse de jeu et l'impact physique sont supérieurs à ce que l'on connaît en championnat, même si la ligue allemande est de qualité. C'est génial de pouvoir disputer ce genre de rencontres.
Tactiquement, Lyon utilise beaucoup les demi-espaces. Comment comptez-vous gérer cela à votre poste ?
La communication sera la clé demain. Avec leurs changements de positions et leurs appels en profondeur ou à l'intérieur, nous devrons travailler ensemble et rester agressives en défendant vers l'avant.
Comment gérez-vous la pression défensive face à une telle opposition ?
On essaie de rester très concentrées. Nous nous sommes bien préparées et c'est un travail collectif : on se soutient et on communique constamment.
C'est votre saison la plus productive avec plus de buts et de passes décisives que vos deux dernières saisons réunies. Qu'est-ce qui a changé pour vous à Wolfsburg ?
Ma façon de jouer n'a pas vraiment changé, mais Wolfsburg est un grand club avec d'énormes qualités individuelles. Mes statistiques d'assists ont augmenté parce que nous sommes très productifs devant le but. Jouer avec quelqu'un comme Alexandra Popp, qui marque énormément, aide beaucoup. C'est un ensemble de facteurs.
Lyon laisse parfois des espaces dans son dos. Allez-vous chercher à les punir en contre-attaque ou aurez-vous un rôle plus offensif ?
Lors du premier match contre elles, nous étions un peu stressées avec le ballon. Demain, nous devrons être plus sereines et confiantes. Elles ont de la qualité, mais nous aussi. Nous voulons montrer que nous pouvons imposer notre jeu quand nous avons la possession.
Wolfsburg n'a concédé qu'un seul but lors des quatre derniers matchs. Quel a été le déclic ?
Nous nous concentrons beaucoup plus sur la défense. Pendant la trêve hivernale, nous avons énormément travaillé la cohésion défensive, analysé des vidéos et renforcé notre communication. Nous avons franchi une étape importante.
À quel point l'absence d'Alexandra Popp (blessée) va-t-elle peser ?
Elle va nous manquer, c'est évident. Mais nous avons un groupe de qualité. Nous avons montré contre Hoffenheim que nous pouvions combler ce vide et nous allons gérer cela collectivement demain.
Beaucoup de Lyonnaises sont aussi en équipe de France et vous allez affronter les Bleues deux fois lors de la prochaine trêve internationale avec les Pays-Bas. Ce match de demain sert-il de préparation ?
C'est différent car le contexte de l'équipe nationale n'est pas le même qu'en club. Cependant, à titre personnel, cela me permet d'observer leurs mouvements et leur façon de jouer. Je peux donc en tirer des enseignements pour la suite.
