La pente paraissait facile à grimper avant la finale de la Coupe du Roi. L'Atlético de Madrid est sorti victorieux de sa double confrontation contre le FC Barcelone (3-2, scores cumulés), et jouait sa première Coupe depuis 2013. Seulement, rien ne s'est passé comme prévu, et les Colchoneros ont subi une défaite aux tirs au but contre la Real Sociedad (2-2, 3 tab 4).
De plus, depuis le 18 mars et sa défaite contre Tottenham (3-2), l'Atlético a encaissé 7 défaites pour 2 victoires, toutes compétitions confondues. Autant dire que la forme n'est pas au rendez-vous, et malgré le triomphe de ce week-end contre l'Athletic Bilbao (3-2), énormément de travail reste à faire pour les Rojiblancos.
L'impact des défaites en Liga et Coupe du Roi
Si perdre à l'extérieur contre Tottenham n'était pas important pour l'Atlético - sa qualification en 1/4 de finale de Ligue des champions étant déjà assurée, les deux matchs qui ont suivi ont considérablement joué avec les nerfs de l'équipe.
Tout d'abord, il y a eu le derby, perdu 3-2 au Santiago Bernabeu. Les Rouge et Blanc avaient grandement donné, mais leur inefficacité face au but, ainsi que les trous dans leur défense, avait eu raison d'eux. Ils ont ensuite enchaîné avec un match contre le FC Barcelone. Là encore, la volonté était là : preuve en est, l'Atlético a ouvert le score (but de Giuliano Simeone, 39e). Seulement, il a été incapable de faire le break, et a ouvert trop d'espaces à son adversaire (défaite, 2-1).
Plus tard, l'échec en Coupe du Roi a encore mis en évidence l'incapacité à concrétiser ses chances, ainsi que les fragilités défensives. Et bien que le fait d'avoir fait tourner l'équipe a forcément favorisé les récentes défaites en Championnat (contre Séville, 2-1, et Elche, 3-2), l'Atlético a surtout besoin de se relever. Physiquement, et mentalement.
Les défaites à répétition n'aident en effet pas à la réussite. Les blessures dont le club a été victime non plus. D'ailleurs, elles favorisent les changements constants de XI, et mettent en péril l'équilibre du groupe.
L'impossibilité d'aligner un XI régulier
Depuis le début de la saison, Diego Simeone a du mal à choisir un XI de titulaires réguliers. Le coach argentin avait déjà essayé plusieurs combinaisons lors du mois d'août, avant de voir ses nouvelles recrues joncher les bancs de l'infirmerie (ex : Alex Baena, Thiago Almada).
Il avait aussi des difficultés à choisir la bonne approche offensive. En effet, Antoine Griezmann, Julian Alvarez et Alexander Sorloth se sont disputé la place sur le terrain. Un fait encore d'actualité.
Au milieu, l'alternance Pablo Barrios/Johnny Cardoso a duré l'année entière suite aux blessures récurrentes des deux joueurs. Et en défense, cela a aussi été le cas. Les longs pépins physiques de Robin Le Normand, José Maria Giménez, David Hancko ou encore Marc Pubill, n'ont fait que confirmer l'instabilité environnante. Un déséquilibre encore valable à quelques semaines de la fin de saison, et marqué ces dernières semaines par la présence de Juan Musso dans la cage au lieu de Jan Oblak.
De ce fait, peu de joueurs ont réellement le statut de titulaire indiscutable. Marcos Llorente, Koke, et Giuliano Simeone sont ces exceptions. Elles sont trop peu nombreuses pour permettre à l'Atlético une sérénité pérenne.
Un souci qu'il faudra gommer au maximum lors de l'affrontement face à Arsenal.
Des soucis défensifs et offensifs évidents
Dans le jeu, hormis les adaptations constantes des joueurs sur le terrain, la défense et l'attaque sont deux aspects à revoir.
En l'espace de six matchs, l'Atlético a effectivement encaissé 16 buts. Un gros ratio pour une équipe jadis connue pour sa grande sécurité défensive. Le dernier clean sheet remonte déjà au 8 avril (face au Barça, 2-0), et a été une flamboyance dans un méandre de fautes évitables.
Par exemple, les Colchoneros ont perdu la finale de Coupe de France en encaissant dès la 1re minute du match, et concédant un penalty. Les deux buts du FC Barcelone en retour de 1/4 de C1 ont été aussi concédés après deux erreurs consécutives de Clément Lenglet. Et ce samedi, face à Bilbao, c'est sur corner qu'ils ont d'abord été menés. Problème : Arsenal est réputé pour sa qualité sur coups de pied arrêtés cette saison.
Il faudra aussi marquer le plus possible. A domicile, les Madrilènes savent faire. Mais, ils ont parfois une possession stérile. Les attaquants peuvent manquer de précision, voire d'efficacité. Des décalages sont attendus pour bouger une défense aussi robuste que celle des Gunners.
"El Cholo" et ses hommes ont donc du pain sur la planche avant ce mercredi. Ils en auront encore davantage début mai. Néanmoins, ils essaieront de surperformer au Metropolitano pour sécuriser un maximum leurs positions pour le match à Londres.
