"Au regard de la gravité des faits et du risque de réitération et afin de garantir le bon déroulement des compétitions, la Commission de discipline de la LFP décide de mettre le dossier en instruction et prononce à titre conservatoire le huis clos total du stade Marcel Picot, jusqu'au prononcé de la décision définitive", a déclaré la LFP.
La décision sera rendue à l'issue de la séance du mercredi 11 mars, ce qui signifie que la rencontre du 6 mars contre Montpellier se jouera à huis clos.
L'enquête porte notamment sur le déclenchement de fumigènes aux couleurs rouges du club lorrain dans la tribune visiteurs vendredi dernier.
Selon la direction de Grenoble, ces fumigènes avaient été dissimulés sous les sièges du parcage visiteurs et ont été activés à distance, "mettant en danger la sécurité des supporters, des joueurs et des officiels présents dans le stade".
L'arbitre avait interrompu la rencontre à deux reprises, durant près d'une heure au total. Les deux clubs, qui se sont séparés sur un match nul (0-0), ont condamné les faits.
Le parquet de Nancy a également ouvert une enquête pour violences aggravées lors d'une manifestation sportive, avec préméditation et réunion, dégradations par moyen dangereux, introduction, détention et usage d'engins pyrotechniques et jet de projectile présentant un danger pour les personnes.
Nancy a déjà joué quatre matches à huis clos cette saison, une sanction faisant déjà suite à un usage massif de fumigènes lors d'une rencontre la saison précédente.
