Pour le PSG, rebondir ou plonger dans les doutes à l'heure d'affronter Lille

Désiré Doué en Ligue 1.
Désiré Doué en Ligue 1.MUSTAFA YALCIN/ANADOLU VIA AFP

Le PSG est à un moment charnière de sa saison contre Lille ce vendredi pour la 18e journée de Ligue 1 (20h45) : il doit rebondir après l'élimination surprise en Coupe de France et rassurer sur son niveau de jeu avant le retour de la Ligue des champions.

"Jusqu'ici tout va bien" : mantra ou méthode Coué, cette expression venue d'un célèbre film français allait à ravir au début de la saison du PSG, longtemps miné par les blessures et les méformes mais costaud pour assurer des résultats.

Lundi soir, les illusions de solidité à toute épreuve sont subitement tombées. Non, le PSG ne gagnera pas encore et toujours grâce à la confiance héritée de la saison passée, où il a tout raflé ou presque (Ligue des champions, Coupe de France, Ligue 1, Trophée des champions).

Oui, les trophées à un match, remportés aux tirs aux buts, depuis le début de l'exercice 2025-2026 (Supercoupe d'Europe, Coupe intercontinentale, Trophée des champions) ont un peu trop fait oublier que le fond de jeu était inabouti et les attitudes moins tranchantes.

Contre le Paris FC (défaite 1-0) en 16ᵉ de finale de Coupe de France, au Parc des Princes, le PSG a certes dominé tout au long du match, avec au moins six grosses occasions et pas moins de 25 tirs (4 pour l'adversaire), mais les courses, les circuits de passes, le pressing ou encore les frappes avaient peu à voir avec l'intensité du glorieux printemps 2025. Et c'est le cas depuis maintenant plusieurs semaines, malgré les retours d'Ousmane Dembélé ou Désiré Doué.

Lisbonne en ligne de mire

Or, une montée en puissance du PSG était attendue pour ce début 2026, non seulement par les observateurs qui se rappelaient une semblable dynamique l'année dernière, mais par l'entraîneur Luis Enrique et son staff.

Et pour l'heure, ils ont probablement été déçus, même si le coach espagnol a tenu à relativiser jeudi : "Vraiment, s'il y a des doutes sur notre équipe... il faut les laisser tomber", s'est exclamé Luis Enrique.

"J'espère que ce sera une motivation pour la Ligue 1 et la Ligue des champions qui sont les compétitions les plus importantes, même si la Coupe de France est une compétition merveilleuse et que c'est dommage d'être éliminé", a-t-il poursuivi.

Avant de demander, conscient de l'importance de la période : vendredi contre Lille au Parc des Princes, "il faut montrer que nous sommes la même équipe que l'année dernière".

La venue des Nordistes, équipe certes en proie à ses propres doutes mais régulièrement dangereuse contre les Parisiens ces dernières saisons, sera en effet intéressante pour mesurer la capacité de rebond du PSG.

"Les cinq derniers matches joués contre eux ont été difficiles", a souligné le coach parisien, qui pense en particulier à deux matches nuls 1-1 à Pierre-Mauroy, en octobre dernier et en décembre 2023.

La rencontre n'est aussi pas anodine sur le plan comptable puisque le PSG continue d'accuser un point de retard en championnat sur Lens, surprenant leader.

Et le déplacement dans le stade du Sporting Portugal, mardi à Lisbonne (21h00), va arriver très vite derrière, avec la nécessité de conserver une place dans le top 8 en première phase de la Ligue des champions.