C’était un match couperet pour un FC Nantes en pleine crise de confiance. Devant son public, le club espérait enfin retrouver le goût de la victoire, mais les intentions sont restées timides durant les quarante-cinq premières minutes. Un faux rythme que le SCO, bien décidé à jouer les trouble-fêtes, a fini par briser dès le retour des vestiaires.
Il n'a fallu que sept minutes après la reprise pour que la rencontre bascule du côté angevin. Sur un corner parfaitement tiré au second poteau, Lefort remise en retrait et trouve Sbaï dont l'enchaînement est propre. Un contrôle de la poitrine impeccable suivi d'une demi-volée du pied droit qui ne laisse aucune chance à Anthony Lopes (52e).
Portés par l'euphorie, les Angevins ont frôlé le break seulement trois minutes plus tard. Encore lui, Sbaï, s'est retrouvé en position idéale pour s'offrir un doublé, mais sa lourde frappe du droit a cette fois été détournée fermement par le portier nantais bien vigileant (55e). L'attaquant angevin se crée une nouvelle opportunité deux minutes plus, mais impossible de battre à nouveau Lopes (58e).
Nantes doit partir à l'abordage pour aller chercher ce but de l'égalisation, mais impossible de trouver la moindre faille du côté du SCO. En contre-attaque, Angers semble avoir de plus en plus d'espace et fatigue une équipe nantaise qui file tout droit vers sa sezième défaite de la saison. Malgré tout, les Canaris parviendront à se créer deux énormes occasions en fin de match grâce à Tabibou et Mostafa Mohamed, mais les deux frappes seront repoussées par Koffi (83e).
Le coup de sifflet final délivre le SCO, qui s'impose 1-0 et met fin à une spirale noire de trois revers consécutifs en Ligue 1. Cette opération comptable est majeure : Angers grimpe provisoirement à la 11e place, doublant un Toulouse qui s'apprête à défier l'OM. Pour le FC Nantes, en revanche, le constat est alarmant. Si le contenu reste aussi pauvre, les prochaines semaines s'annoncent éprouvantes pour les hommes d'Ahmed Kantari. Le chemin vers le maintien est encore long, et le temps presse déjà.
