Avec cette victoire convaincante, Monaco remonte provisoirement au 5ᵉ rang, à un point de Lyon, en attendant l'autre affiche de ce dimanche à 17h15 entre Marseille et Lille.
L'OL menait pourtant à la mi-temps, mais l'ASM a renversé la situation en seconde période grâce à une superbe partition de son meneur de jeu Maghnès Akliouche. Ça fait six victoires d'affilée en championnat.
Sulc pour conclure
La rencontre commence sur les chapeaux de roues au Groupama Stadium. L'un des chocs du week-end tient d'emblée toutes ses promesses avec une grosse intensité. Ça va presque d'une surface à l'autre mais aucune équipe ne fait la différence.
C'est Maghnès Akliouche qui est le premier à dégainer à la 16ᵉ minute de jeu, mais Dominik Greif remporte son face-à-face. Sur le contre, c'est Endrick qui tente sa chance, mais là aussi, Lukas Hradecky repousse. Pavel Sulc manque sa tête dans la foulée (17ᵉ). C'est chaud sur la cage monégasque.
On rentre dans un temps fort lyonnais, mais ça manque de réalisme et l'ASM en profite pour rester dans la partie, en mettant un maximum de rythme avec et sans ballon.
À l'approche de la mi-temps, ce sont les visiteurs qui semblent plus dangereux – Folarin Balogun place sa tête, mais Greif est dessus (35e).
C'est alors que l'OL en remet une couche et met de nouveau la pression sur la cage adverse. Et ça fonctionne au meilleur des moments. C'est le Tchèque Pavel Sulc qui reprend parfaitement un centre en retrait d'Endrick à la 42ᵉ minute de jeu ! Corentin Tolisso est même à deux doigts de doubler la marque dans le temps additionnel, mais sa tentative échoue sur le poteau.
La magie d'Akliouche
Au retour des vestiaires, c'est un autre match qui s'engage. Monaco repart beaucoup mieux et domine les débats techniquement. Même si Endrick n'est pas loin de tromper Hradecky peu avant l'heure de jeu (57ᵉ), les Gones subissent les événements et ne trouvent pas la solution pour éloigner le danger durablement.
Assez logiquement, Akliouche égalise superbement sur un exploit individuel. L'international français hérite d'un très long ballon aux abords de la surface envoyé par Jordan Teze, avant de crocheter son vis-à-vis et de tromper Greif (62ᵉ) !
Lyon n'y arrive pas et continue de subir. Akliouche en profite de nouveau à peine dix minutes plus tard en poussant la défense adverse à la faute. Le point de pénalty est désigné, c'est Balogun qui prend ses responsabilités. L'attaquant américain prend Greif à contre-pied et donne l'avantage au club du Rocher (72ᵉ).
Derrière, l'ASM continue de pousser et se procure plusieurs très grosses situations. Le collectif de Paulo Fonseca s'en sort presque miraculeusement alors que la défaite se rapproche au fil des minutes… Pire encore lorsque Nicolas Tagliafico se fait logiquement expulser sur un très vilain tacle à la 90ᵉ minute de jeu. L'arbitre François Letexier n'a évidemment pas hésité. Il ne l'a pas non plus été quand il a décidé de brandir le carton rouge à l'encontre de l'entraîneur monégasque Sébastien Pocognoli alors que les tensions montaient grandement entre les deux bancs de touche.
Un des adjoints de Paulo Fonseca a aussi dû rejoindre le vestiaire un peu plus tôt lorsque Monaco s'est vu accorder le pénalty. Un but donc décisif, puisqu'aucune des deux équipes ne parvient à modifier le tableau d'affichage jusqu'au bout des huit minutes de temps additionnel, et ce, malgré les occasions lyonnaises.
