Rennes doute, Lorient avance. Accrochés par Le Havre (1-1) la semaine passée, les Rouge et Noir se présentaient sous pression face à un adversaire qui les dominait en Ligue 1 depuis cinq confrontations et restait sur un succès marquant à Monaco (3-1). Sans trembler, les Merlus ont prolongé la série en s’imposant logiquement 2-0 à Roazhon Park.
Et c'est sur les chapeaux de roues que ce derby breton va démarrer. Lorient profite d’une énorme erreur rennaise pour frapper le premier. Sur une relance plein axe totalement manquée de Brassier, Talbi jaillit, récupère le ballon et sert immédiatement Makengo. Le milieu lorientais ne se fait pas prier et ajuste Brice Samba du plat du pied gauche, trouvant le petit filet (3e). Un départ idéal pour les Merlus, qui prennent rapidement l’ascendant dans cette rencontre à haute intensité.
Car oui, les Lorientais ne veulent pas desserrer l’étau et affichent des intentions claires. Cadiou s’infiltre trop facilement dans la surface rennaise et déclenche une frappe du gauche, bien captée par Samba (12e). Dans la minute suivante, un cafouillage dans la défense rennaise aurait pu coûter cher, mais un manque de coordination entre Lorientais empêche le danger de se concrétiser (13e). Portés par un pressing haut et une agressivité constante, les hommes d’Olivier Pantaloni étouffent les Rouge et Noir.
Rennes finit toutefois par réagir. Sur un centre de Brassier, Breel Embolo place une tête qui frôle le cadre (15e). Puis Alidu Seidu tente sa chance de très loin : sa frappe puissante du droit s’écrase sur le poteau droit de Mvogo (17e). Dix minutes plus tard, à la suite d’une action collective bien construite, Embolo croit enfin égaliser, mais l’arbitre annule le but pour une position de hors-jeu (26e).
Solide et discipliné, Lorient resserre les lignes au fil des minutes. Moins entreprenants offensivement, les Merlus s’appuient sur un bloc bas efficace pour contenir les offensives rennaises. Juste avant la pause, Seidu teste encore Mvogo, sans succès (45e), et Lorient conserve son avantage à l’issue d’une première période intense et engagée.
Rennes revient des vestiaires avec une idée fixe : égaliser au plus vite. Djaoui Cissé s’illustre d’entrée en décochant une frappe somptueuse du pied droit vers la lucarne opposée, mais Mvogo se détend parfaitement et repousse le danger (46e). Dans la continuité, sur le corner qui suit, Brassier place une tête à bout portant qui s’envole au-dessus de la transversale (47e).
Lorient réplique aussitôt en transition : Bamba Dieng pense faire le break avant de voir son but annulé pour une position de hors-jeu signalée par le juge de ligne (49e). Une nouvelle fois, l’entame de période se révèle intense. Mais le bloc lorientais se reconstitue rapidement et Rennes se heurte de nouveau à un mur bien en place, peinant à se créer de véritables occasions.
Après vingt minutes d’attente, Quentin Merlin parvient enfin à accrocher le cadre d’une frappe flottante, que Mvogo repousse difficilement. Dans la foulée, Ludovic Blas surgit du pied gauche, mais sa tentative fuit le montant (69e). Derrière, nouvelle alerte sur corner, avec une double occasion signée Camara puis Jacquet, mais Mvogo se montre vigilant et préserve les siens (72e). Des occasions qui auraient du finir dedans.
Puisque les Merlus se montrent, eux, bien plus efficaces dès qu’ils parviennent à entrer dans la surface adverse. Bamba Dieng se crée d’abord une nouvelle situation d’une frappe ras de terre du pied gauche, bien négociée par Brice Samba (73e). Et c’est finalement sur l’action suivante que la réussite est au rendez-vous. Rongier perd le ballon au milieu de terrain, Cadiou récupère et lance immédiatement la transition avec Avom à droite. Ce dernier sert Pagis dans la surface, qui n’a plus qu’à conclure à bout portant. L’attaquant lorientais inscrit ainsi son sixième but de la saison (78e).
Lorient, qui aurait pu inscrire un troisième but grâce à Cadiou (84e), réalise une fantastique opération, grimpant provisoirement à la 9e place de Ligue 1. Rennes stagne à la 6e place, alors qu'une victoire aurait permis d'être provisoirement dans le top 4.
