Depuis le limogeage d'Enzo Maresca jeudi, plusieurs médias britanniques font de Rosenior le favori pour s'installer sur le banc de Chelsea, qui appartient au consortium BlueCo, comme Strasbourg.
"Je n'y prête pas attention", a déclaré l'Anglais, à la veille du déplacement du club à Nice (19h00) pour la 17e journée de Ligue 1. "Mon travail est à Strasbourg, j'aime ce club et je travaille pour essayer de gagner le match de demain. Je suis au courant des spéculations, bien sûr, mais je crois que c'est le reflet de l'excellent travail que tout le monde fait dans ce club."
En revanche, interrogé concernant sa présence au club pour les six prochains mois, Rosenior a précisé qu'il n'avait pas de "contrôle sur la situation" et qu'il n'y avait "aucune garantie".
"Si je dis que je serai là pour une certaine durée, et que ce n'est pas le cas, alors ce sera malhonnête", s'est-il ensuite justifié, dans un difficile exercice médiatique. "Je n'ai aucune idée de ce que le futur me réserve. Un entraîneur peut être viré au bout de trois mois si les résultats de son équipe sont mauvais", a-t-il expliqué
Arrivé à l'été 2024, Liam Rosenior, 41 ans, a hissé le club alsacien à la septième place de Ligue 1, obtenant une qualification pour la Ligue Conférence dès sa première saison. Les Alsaciens réussissent pour l'instant leur campagne européenne puisqu'ils se sont qualifiés pour les huitièmes de finale après avoir terminé en tête de la phase de Ligue.
Mais les résultats sont moins bons en championnat. Après un bon départ, Strasbourg (7e, 23 pts) n'a gagné qu'à deux reprises lors des huit dernières journées et voit les places européennes s'éloigner.
L'arrivée du consortium américain BlueCo à la tête de Strasbourg en 2023 a provoqué une grève des encouragements de la part d'une partie des ultras du club, opposés à la multipropriété. En septembre, l'annonce du départ, en fin de saison, du buteur strasbourgeois Emmanuel Emegha vers le club londonien avait encore accentué la fracture.
