Sans cette victoire à la Beaujoire (2-1), "on aurait été un peu plus sous pression", admet l'entraîneur Stéphane Gilli, dont l'équipe n'avait plus qu'une marche d'avance sur la relégation. "On va pouvoir essayer d'enchaîner contre Angers, l'esprit libéré", ajoute le technicien.
"On ne va pas se mentir que, quand on est dans une position délicate et que chaque match est un match couperet, on a peut-être un peu moins de spontanéité", cette victoire "va amener de la confiance aux joueurs", ajoute-t-il.
"C'est toujours plus plaisant de travailler en revenant d'une victoire, complète l'attaquant Jean-Philippe Krasso. La semaine a été un peu plus... joyeuse, disons. Mais toujours avec sérieux pour répéter cette performance et aller chercher la victoire ce week-end contre Angers."
Elle ferait du bien au quatrième budget de L1. Le promu, qui bénéficie des copieux investissements de la famille Arnault et de l'expertise footballistique de Red Bull, galère pourtant pour sa première saison en L1 depuis 46 ans. L'objectif reste le maintien, répète l'ensemble du club.
Défense à cinq
Une vilaine série de quatre défaites et deux nuls avait précipité le PFC dans les profondeurs du classement, le voilà revenu à une plus confortable 13e place, avec cinq longueurs d'avance sur le barragiste, Nantes.
Angers, l'adversaire du jour, est justement trois longueurs devant. Une victoire par deux buts d'écarts permettrait aux Bleus marine de doubler le SCO et de se donner encore plus d'air.
Pour cela, Gilli veut que son équipe "confirme les deux prestations contre le PSG, même si la première s'était soldée par une défaite".
Battue 2-1 le 4 janvier dans le premier derby depuis 46 ans en championnat, l'équipe de l'entraîneur cévenol avait fait bonne figure, et a réussi l'exploit huit jours plus tard au même endroit, au Parc des Princes, en 16ᵉ de finale de Coupe de France (1-0).
Le passage à une défense à cinq, avec le retour en grâce de Timothée Kolodziejczak en troisième central, lui qui ne jouait plus, a solidifié la défense. Gilli préfère la possession, mais il fallait s'adapter à un adversaire si fort.
Regagner à domicile
"Jouer à cinq derrière n'est pas un problème du tout, c'est très bien de gagner contre le PSG comme nous l'avons fait en Coupe", a approuvé Jürgen Klopp, le directeur du football de Red Bull, qui comprend que cette équipe n'a pas les joueurs dont il disposait lui à Liverpool pour pratiquer un jeu offensif agressif.
Le système à cinq est resté contre Nantes, mais Gilli n'a pas dit s'il le conservait contre le SCO. Le coach est surtout satisfait que son équipe ait gagné en régularité. Il considère qu'elle "a franchi un palier" dans ce domaine.
"Dans l'état d'esprit, on a retrouvé un peu plus de fraîcheur, un peu plus d'engouement" que lors des deux mois difficiles de novembre et décembre. "C'était important de le retranscrire contre Nantes, et de le retranscrire encore sur cette deuxième partie de saison", insiste Gilli.
Il reste un domaine où le promu doit progresser: il n'a gagné que deux matches à domicile, contre Metz (3-2) et Lorient (2-0), deux concurrents pour le maintien. Le PFC, qui n'a plus gagné sur sa pelouse depuis le 3 octobre, a remporté plus de victoires à l'extérieur (trois).
"On avait dit qu'on voulait que (Jean-Bouin) soit une forteresse, ça ne l'a pas été", regrette Gilli. "Mais on sait que si on arrive à emballer les matchs, le public amène l'énergie du 12ᵉ homme, comme contre Lyon", où ses joueurs sont revenus de 0-3 à 3-3.
