Le clash du Classique : Warren Zaïre-Emery vs Timothy Weah

WZE face à Weah ce dimanche soir.
WZE face à Weah ce dimanche soir.FRANCO ARLAND/JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP/Flashscore

Au coeur de ce Classique, une bataille… de vrais-faux arrières droits. Côté PSG Warren Zaïre-Emery, côté OM Timothy Weah : les deux hommes partagent un destin commun, tous les deux formés comme milieux de terrain, ils évoluent désormais dans un rôle de piston qui viennent amener le surnombre au milieu en face de possession.

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Warren Zaïre-Emery, nouveau poste pour une renaissance 

Ayant peu à peu perdu sa place de titulaire dans le XI de Luis Enrique la saison passée, WZE s’est trouvé un nouveau rôle lors de cet exercice 2025-2026. Une mutation de circonstances puisque celui qui a été lancé dans le grand bain comme un milieu prometteur à l’âge de 16 ans remplace provisoirement Achraf Hakimi. Le latéral marocain était d’abord blessé avant de sécher ce Classique en raison d’une suspension.

De quoi le relancer, lui qui était sur la pente descendante ces derniers mois, pâtissant des performances XXL de Joao Neves, Vitinha et Fabian Ruiz. La blessure au genou de ce dernier a par ailleurs permis à Zaïre-Emery de vivre ses deux matches dans l'entrejeu : lors du match décisif en Ligue des champions face à Newcastle puis face à Strasbourg le week-end dernier… où il a délivré une passe décisive ! Toutes compétitions confondues, WZE a presque déjà joué autant de minutes que la saison passée, symbole d’une relative renaissance comme couteau suisse.

Timothy Weah, poste hybride, mais satisfaction olympienne

Avant d’être basculé comme latéral droit, Timothy Weah a d’abord été trimballé sur tous les postes de l’attaque phocéenne. Pour un résultat très mitigé : à part son but face au Real Madrid, l’international américain laisse plutôt l’image d’un attaquant pas abouti, avec des frappes peu convaincantes et un sens du but approximatif. Mais le passage en défense à 5 de Roberto De Zerbi et ses différents tests tactiques ont convaincu le technicien italien d’opter pour Weah comme piston/latéral, davantage capable d’attaquer que de défendre.

Une chose qu’on ne pourra reprocher au fils de l’ancienne gloire du PSG : le joueur donne tout ce qu’il a pour couvrir un maximum de terrain, entre dédoublements et courses à outrance pour masquer les espaces laissés par Mason Greenwood devant lui. Une tâche sans doute trop élevée pour lui dans les matchs à haute intensité, devant parfois combler aussi les lacunes de Benjamin Pavard dans son dos. Lors du dernier Classique, Weah avait été de tous les combats sans en remporter aucun (0/6 duels gagnés).

Normal, dirons-nous, pour un joueur qui évoluait comme ailier au LOSC lors de son premier passage en Ligue 1. Mais ce replacement en homme à tout faire à droite de la défense phocéenne lui a permis de décrocher un poste de titulaire indiscutable dans le XI et de même de figurer comme l’un des joueurs marseillais les plus fiables ces dernières semaines.