"Est-ce que c'était une bonne publicité pour le football ? Non, mais c'en était une pour la résilience et l'esprit d'équipe", a dit le technicien allemand à plusieurs médias dont l'AFP en Allemagne.
L'ancien entraîneur de Liverpool était interrogé sur le succès du PFC en 16e de finale de Coupe de France le 12 janvier, premier exploit du promu parisien depuis l'arrivée de la famille Arnault et de Red Bull comme investisseurs.
"Je ne vais pas voir Stéphane (Gilli, l'entraîneur du PFC, NDLR) après le match en lui disant : 'Blablabla, je te l'avais dit, 4-3-3...' Non, on discute, il n'a pas les joueurs, donc jouer à cinq derrière n'est pas un problème du tout", a ajouté Klopp.
"Je suis responsable du football chez Red Bull. Je ne m'attends pas à ce que tout le monde joue de la même manière", a ajouté le technicien allemand, fameux pour son "gegenpressing" qui lui a permis notamment de conquérir avec Liverpool la Ligue des champions (2019) et le titre de champion d'Angleterre (2020).
Dans le réseau de clubs de football de Red Bull figurent notamment le RB Leipzig, Salzbourg, Red Bull New York, Bragantino au Brésil et donc le PFC, dont la firme détient 10,6 % des parts.
"Ils veulent que nous pratiquions le meilleur football possible, mais si vous êtes le Paris FC, je ne m'attends pas à ce que nous ayons 80 % de possession, je ne suis pas idiot", a développé Klopp, appelant à la patience.
"L'évolution générale dans le futur, au fil des années, doit consister à s'affranchir de la qualité des joueurs, car nous n'aurons jamais les meilleurs", a-t-il ajouté.
Enfin, il a défendu le travail des techniciens du groupe. "Je suis celui qui défend le plus ardemment les entraîneurs. Je ne suis pas du genre à arriver le matin – comme d'autres dans le football européen ces derniers temps – et à dire : 'On a perdu, virez-le !' Je comprends donc les entraîneurs et je me bats vraiment pour eux, mais j'attends aussi d'eux un véritable impact", a-t-il conclu.
