"C'est vrai que la dynamique négative atteint les joueurs", a admis le technicien dont l'équipe a été bousculée en première période et peu dangereuse en seconde, même si elle a raté un pénalty à dix minutes de la fin.
Le score était acquis au terme de 45 premières minutes qui n'étaient "pas très, très bonne en termes d'intensité et dans notre capacité à résister à ce (que Brest) pouvait proposer", a admis le coach.
Ludovic Ajorque, très en verve, a fait passer un très mauvais moment à la charnière Nayef Aguerd-Benjamin Pavard et puni à deux reprises une défense phocéenne laxiste sur les seconds ballons.
Il y a eu "un manque d'agressivité dans notre surface de réparation et face à un joueur avec beaucoup de présence, on le savait", a déploré Beye, refusant pourtant d'accabler ses défenseurs.
"Je n'aime pas lorsqu'on stigmatise en quelque sorte la défense (...) on doit être aussi plus fort dans notre remontée collective", a-t-il argumenté.
"Le passage d'un 4-3-3 à un 4-4-2 en seconde période a apporté plus de présence devant, mais Marseille est resté assez stérile par manque d'intensité", a-t-il aussi analysé.
"On a changé pour apporter plus de poids dans notre notion de pressing et essayer d'aller plus vite, de toucher nos positions extérieures parce que je trouvais qu'on prenait trop d'étapes de jeu en première période", a noté Beye.
"Il va falloir travailler, monter aussi en densité athlétique", a-t-il ajouté alors que Marseille va partir en stage pendant la semaine, avant un rendez-vous déjà décisif avec Lyon, le week-end prochain, puis un quart de finale de Coupe de France contre Toulouse, les deux à domicile.
"Ce stage va nous permettre d'échanger, de discuter, de travailler sur d'autres aspects de notre jeu aussi, éventuellement une animation un petit peu différente, qui correspond peut-être plus au profil de nos joueurs", a-t-il révélé.
Quant à savoir si son groupe a encore la capacité de redresser sa dynamique négative, "la réponse, on l'aura dans notre semaine de travail", a-t-il conclu.
