"C'est regrettable qu'une nouvelle fois le football français et la Ligue donnent une image qui n'est pas conforme à ce qu'on souhaiterait. Cet énième soubresaut montre la nécessité de cette réforme de la gouvernance, qui s'impose de plus en plus", a expliqué M. Diallo en marge du tirage au sort de la Ligue des nations, faisant référence à la proposition de loi portée par les sénateurs Laurent Lafon et Michel Savin, qui prévoit notamment la création d'une "société des clubs" en lieu et place de la Ligue actuelle.
Votée à la quasi-unanimité en juin par la chambre haute, cette "PPL" doit trouver un créneau dans l'agenda déjà bien rempli de l'Assemblée nationale. "Je souhaite que l'Assemblée nationale puisse, dans les meilleurs délais, examiner ce texte qui nous permettra d'engager une réforme de fond du football professionnel et qui sera le socle de son bon futur", a ajouté le patron de la FFF.
"Nous avons des échanges presque quotidiens, on nous a parlé de début avril. Je le souhaite parce qu'il y a urgence que notre football retrouve une gouvernance efficace, moderne, transparente, qui permette aux clubs de retrouver toute la sérénité nécessaire pour performer en championnat et au niveau international", a également indiqué Philippe Diallo.
La non-attribution par la Fifa des droits du Mondial 2026 à Ligue 1+, la plateforme de LFP Media, au profit de beIN Sports a de nouveau plongé le football professionnel français dans la crise. Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel (LFP), a ainsi annoncé son départ "irrévocable" lors d'un conseil d'administration de l'instance jeudi après-midi.
L'ancien dirigeant de M6 a considéré ne pas avoir le soutien des clubs professionnels français dont il avait besoin, mais attendra qu'un successeur soit nommé à sa place pour partir.
