Au LOSC, gagner pour éloigner la crise de ce début d'année 2026

Le LOSC d'Olivier Giroud est à la peine.
Le LOSC d'Olivier Giroud est à la peine.RODRIGO MOREIRA/NURPHOTO VIA AFP

Quatre défaites pour débuter l'année, de la tension à tous les niveaux, un entraîneur qui dément son départ... Lille semble au bord de l'implosion et doit absolument l'emporter contre Strasbourg ce dimanche (20h45) lors de la 19e journée de Ligue 1.

Pour l'instant, 2026 a tout d'une année noire dans la cité des Flandres. Alors qu'il réussissait jusqu'à présent une bonne saison d'un point de vue comptable, le club nordiste a encaissé quatre défaites – face à Rennes (2-0), Lyon (2-1), contre le Paris SG (3-0) et le Celta de Vigo (2-1) – perdu une place au classement et subi une élimination prématurée de la Coupe de France.

S'il est toujours cinquième de Ligue 1 (32 points) avant de recevoir Strasbourg (7e, 27 pts) au stade Pierre-Mauroy, et encore en course pour une qualification en huitièmes de finale de la Ligue Europa, le Losc va mal sur le terrain, où il accumule les erreurs défensives et patine en attaque.

Mais aussi hors du terrain, où son président Olivier Létang et son entraîneur Bruno Genesio ont été sanctionnés pour leur comportement envers l'arbitrage lors de la rencontre face à Rennes.

Sept absents contre Strasbourg

Jeudi soir, dans la foulée de la défaite à Vigo, où les Dogues ont été incapables de battre leur adversaire malgré une supériorité numérique pendant une heure, Bruno Genesio a tenu des propos énigmatiques, annonçant vouloir "assumer sa responsabilité".

Mais le club a démenti toute volonté du Lyonnais de 59 ans de présenter sa démission dans un communiqué vendredi soir. Et Bruno Genesio de vive voix samedi après-midi.

 "Après le match de Vigo, nous avons eu un échange avec la direction (...), non pas pour que je présente ma démission, simplement pour trouver des solutions à nos problèmes de résultats sportifs, mais aussi parce qu'on a beaucoup de blessés. L'objectif de cette réunion était simplement de trouver des solutions à court terme pour endiguer cette spirale négative, et aussi à plus moyen terme, pour pallier les absences de nos joueurs."

Car le LOSC est frappé de la loi des séries : six joueurs sont blessés, dont Hamza Igamane, qui sera absent toute la deuxième partie de saison, Osame Sahraoui, "qui risque fortement d'être opéré", et Nabil Bentaleb, dernier blessé en date lors du match en Espagne.

Les Nordistes sont en plus privés de leur milieu offensif Hakon Haraldsson, suspendu, et ne peuvent pas vraiment compter sur Benjamin André, qui pourrait toutefois intégrer le groupe pour la réception de Strasbourg.

"Attitudes pas adaptées"

Mais Bruno Genesio ne veut plus "chercher des excuses" : "Je suis entraîneur, si je vous dis que je n'ai aucune part de responsabilités, il faut que je change métier, a-t-il martelé samedi. Il y a d'autres personnes qui ont une part de responsabilité à assumer, en premier les joueurs."

"Il y a aussi des attitudes qui ne sont pas adaptées au football de haut niveau, et il faut vite que ça change", a-t-il encore noté, lors d'une conférence de presse où aucun joueur n'a participé, fait rare.

Va-t-il déclasser certains joueurs ? "Je ferai des choix", a répondu l'ancien entraîneur de Lyon et Rennes, notamment, évoquant une discussion collective avec ses joueurs à l'issue de la conférence de presse. Mais dans ce contexte où les absents sont nombreux, l'entraîneur a peu de marge de manœuvre.

D'où la nécessité de recruter au cours de ce mercato hivernal pour redonner vie à une attaque où Olivier Giroud ne peut pas assumer seul la charge du N°9, Félix Correia déçoit, Marius Broholm et Hakon Haraldsson se démènent et Matias Fernandez-Pardo peine à revenir à son meilleur niveau.

"Il y a une volonté de la part du président, du club, de renforcer l'équipe et de pallier les absences longue durée, a affirmé Genesio. Entre la volonté, la faisabilité et la réalisation, il y a encore beaucoup de choses. Les postes offensifs, puisque ce sont surtout ces postes qui sont ciblés, sont les plus difficiles à trouver à ce moment. Donc il faut être malin."

Et, sur le terrain, renouer avec la victoire dès dimanche.