Au FC Metz, un nouvel entraîneur pour resserrer la défense

Les Messins à Strasbourg le week-end dernier.
Les Messins à Strasbourg le week-end dernier.FREDERICK FLORIN/AFP

L'entraîneur Benoît Tavenot, nommé mardi à la place de Stéphane Le Mignan, limogé après une série de résultats négatifs, a fixé le cap pour sauver Metz de la relégation : "changer" la défense, la pire de Ligue 1, avant de recevoir Lyon ce dimanche (17h15).

Les Messins, derniers avec 12 points en 18 matches, courent derrière un succès en championnat depuis début novembre. Sans un sursaut, ils se dirigent tout droit vers la Ligue 2, seulement un an après l'avoir quittée.

Les récents matches ont mis en lumière les carences défensives d'une équipe qui a perdu 4-0 en Coupe de France contre une formation de L2, Montpellier, lors de sa dernière sortie dans son stade de Saint-Symphorien, le 11 janvier – sous les huées de ses supporters.

"On prend trop de buts, même s'il y avait des satisfactions par moments dans les matches sur la possession, le jeu", a déclaré mercredi le président Bernard Serin.

"La conséquence, c'est que lors de quinze matches, on n'a pris que trois points. Les neuf points engrangés en trois rencontres (entre fin octobre et début novembre, NDLR) montrent que le groupe est capable. Mais il y a quelque chose à changer, en particulier dans l'animation défensive", a souligné le dirigeant mosellan.

Avec 40 buts encaissés, soit plus de deux par match, Metz est le pire élève de Ligue 1 dans la matière. La réception de Lyon, qui a gagné ses trois derniers matches de championnat, s'annonce périlleuse.

Davantage d'activité et de concentration

Sans club depuis son limogeage de Bastia (L2) en octobre, après un début de saison raté, Benoît Tavenot, qui conserve la même équipe technique autour de lui, est bien conscient qu'il va "falloir encaisser moins de buts", mais cela part des lignes offensives.

"La défense, ça va démarrer d'en haut, assure-t-il. Il va falloir être plus actif et que les ballons arrivent un peu moins sur notre ligne défensive."

"Je ne pense pas tout révolutionner, poursuit l'entraîneur. On va changer notre manière de défendre, notamment sur le premier rideau défensif. Après, cela demande beaucoup d'engagement, de courses. Je n'ai pas le vécu pour savoir si l'équipe va être capable de le faire 45, 60, 70 ou 90 minutes. Mais on va commencer par cela et les faits du match nous diront comment se réajuster."

Après avoir visionné de nouveau les matches de sa nouvelle équipe, Tavenot insiste aussi sur la concentration et l'agressivité à retrouver. "Ce que faisait le FC Metz avec le ballon, c'était plutôt bien", reconnaît le technicien.

"Cela reste des jeunes joueurs mais si on veut jouer au haut niveau, on doit être concentré tout le temps. Il y a des pertes de balle trop dangereuses et en Ligue 1, on est puni, prévient-il. Mais ce n'est pas parce qu'il faut être concentré qu'il ne faut pas jouer. Si on ne peut pas faire les deux, on ne peut pas être en Ligue 1."

Metz mise sur un déclic avant un mois de février crucial, marqué par la réception le 15 d'Auxerre, l'autre équipe dernière du championnat, dans un choc de la peur.