Ajorque voit double, l’OM coule à Brest pour la première de Beye

Ajorque voit double, l’OM coule à Brest pour la première de Beye
Ajorque voit double, l’OM coule à Brest pour la première de BeyePhoto par JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Pour ses débuts sur le banc de l’OM, Habib Beye a été cueilli à froid à Brest. Mené 2-0 au bout de 30 minutes après un doublé de Ludovic Ajorque, Marseille a subi l’efficacité d’un Stade Brestois 29 réaliste, et ce, malgré une seconde période plus animée pour les Phocéens, qui ont multiplié les occasions sans parvenir à revenir au score.

Au Stade Francis-Le Blé, l’Olympique de Marseille ouvrait un nouveau chapitre de sa saison. Pour ses débuts sur le banc olympien, Habib Beye espérait insuffler un nouvel élan à un groupe en quête de certitudes. Mais loin du Vélodrome, sur la pelouse du Stade Brestois, la réalité du terrain et l'intensité de l'adversaire se sont rapidement chargés de refroidir les ambitions de l'OM.

En effet, pour le coach marseillais, pas le temps de s’installer puisque la soirée s’emballe immédiatement. Sur une action confuse et un centre venu de la gauche par Guindo, le ballon est dévié une première fois par Vermeeren, avant de flotter dans la surface et de retomber sur la tête d’Ajorque. Sa tentative, elle aussi légèrement déviée par Aguerd, trompe Rulli, pris à contre-pied (9e). L'OM est déjà sous l'eau. 

Et la situation se complique un peu plus vingt minutes plus tard. À la suite d’un coup franc mal exploité par les Brestois, le ballon est récupéré côté droit par Doumbia, qui temporise puis ressort proprement vers Magnetti. Sans réfléchir, ce dernier ajuste un centre millimétré dans la boîte, au second poteau, pour l’inévitable Ajorque. L'attaquant réunionais s’élève plus haut que tout le monde place une tête parfaitement maîtrisée hors de portée de Rulli (29e). Après une demi-heure de jeu, le break est fait pour les Brestois et Ajorque, lui, inscrit son premier doublé de la saison en Ligue 1.

Un doublé qui aurait même pu se muer en coup du chapeau. À la 40e minute, Ajorque, encore lui, se présente dans la surface et déclenche du pied gauche. Son tir manque d’équilibre mais vient heurter l’équerre de Rulli, tout proche de céder une troisième fois. Le constat est sans appel : Marseille, sans repères, ni maîtrise collective, traverse cette première période dans le brouillard. Face à une formation brestoise ambitieuse, les occasions se sont enchaînées, les situations se sont multipliées et la pression n'est jamais retombée. Brest joue juste, se projette vite et exploite chaque faille. L’OM, lui, subit. Et plus inquiétant encore, aucune réaction n'est visible. 

Fort heureusement pour les Marseillais, la réaction est bien au rendez-vous au retour des vestiaires. Plus agressif et plus présent dans les duels, l’OM installe progressivement le jeu dans le camp brestois. La pression s’intensifie devant les cages de Coudert, sous une pluie de centres et de ballons flottants dans la surface. 

Timber tente d’abord sa chance de loin (59e), avant que Gouiri ne frôle la réduction du score d’une tête dangereuse (62e). Puis Greenwood s’illustre à l’entrée de la surface avec une reprise sèche du droit, finalement contrée par Aubameyang (75e). L’attaquant anglais aura même l’opportunité de relancer totalement la rencontre sur penalty, mais Coudert remporte le duel à la 83e minute, scellant un peu plus la frustration olympienne.

Malgré une seconde période plus entreprenante, Marseille ne parvient pas à combler son retard. En face, Brest protège son avantage avec rigueur et maîtrise, et valide un succès précieux sur sa pelouse (2-0) pour passer 11e devant Angers. Pour Habib Beye, ce baptême du feu, qui a laissé entrevoir une réaction d’orgueil après la pause, lui rappelle l’ampleur du chantier. L'objectif est simple : retrouver rapidement des certitudes, et le mieux serait dès le week-end prochain lors de l'Olympico face à Lyon. Les Marseillais seront toujours 4es à la fin de la journée, mais attention aux équipes derrière, comme Lille et Rennes, qui peuvent revenir à trois points.