À Strasbourg, Lens veut balayer son "erreur" contre Monaco

À Strasbourg, Lens veut balayer son "erreur" contre Monaco
À Strasbourg, Lens veut balayer son "erreur" contre MonacoPhoto par FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Accident de parcours ou début d'essoufflement? Renversé par Monaco le week-end dernier, Lens veut se rattraper à Strasbourg vendredi (20h45) en ouverture de la 24e journée pour reprendre la tête de la Ligue 1.

Au vu de l'humeur blagueuse des cadres Adrien Thomasson et Jonathan Gradit, venus déconcentrer leur ami Florian Sotoca lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match, la contre-performance contre les Monégasques (3-2) samedi dernier ne semble pas avoir plombé l'ambiance.

Au contraire, l'atmosphère était joyeuse à La Gaillette jeudi à la mi-journée, dans la foulée d'un entraînement ouvert au public qui a rassemblé quelque 4 000 supporters sous un soleil aussi radieux qu'inhabituel. "Avoir autant de gamins, de familles proches de nous, c'est toujours un plaisir. Faire l'entraînement avec eux c'est une ambiance vraiment bon enfant", a souri Florian Sotoca, entre quelques éclats de rire provoqués par les deux intrus.

Concernant ce revers né d'un "trou noir" de dix minutes alors que les Lensois menaient 2 à 0, "ça arrive", relativise Sotoca, "il n'y a pas non plus matière à s'alarmer". "On a un but, c'est de retourner sur le terrain pour montrer que c'était une erreur, qu'on est une équipe ambitieuse qui rêve d'aller le plus haut possible", résume-t-il.

Lens (2e, 52 points) a abandonné la tête de la Ligue 1 au Paris Saint-Germain avant ce déplacement périlleux à Strasbourg (7e, 34 pts), impressionnant vainqueur de Lyon dimanche soir.

"Garder notre projet"

Les Lensois sont peut-être au carrefour de leur saison alors qu'il ne reste plus qu'un tiers des matches de championnat à disputer et que le quart de finale de Coupe de France à Lyon se profile, jeudi prochain.

"La recette miracle, c'est de garder notre projet et notre ligne, explique Pierre Sage. On n'a aucune raison de remettre en cause tout ce qui nous a amené à faire ce beau parcours, mais à l'inverse, on sait aussi que c'est friable et donc il faut prendre soin de nous."

L'avantage, pour le club artésien, est qu'il a rebondi après toutes ses défaites cette saison, que ce soit la première contre Lyon (1-0) ou bien celles face au PSG (2-0), Metz (2-0) et Marseille (3-1). "Il y a cette expérience qui nous rassure, mais on n'est pas en proie au doute ou à quoi que ce soit, on a simplement vécu une situation qui était complètement inhabituelle et inconfortable et qu'on n'a pas envie de revivre", complète l'entraîneur.

Avant cette défaite face à l'ASM, qui a empêché le club du bassin minier d'établir un nouveau record de onze succès consécutifs au stade Bollaert, il n'avait pas encore perdu de points après avoir ouvert le score, ni commis autant d'erreurs défensives transformées en buts pour l'adversaire.

Pour ce match en Alsace, les indispensables Mamadou Sangaré et Wesley Saïd feront leur retour dans le groupe, au contraire de Ruben Aguilar, absent entre deux et trois semaines après sa blessure à un mollet samedi dernier.

Un revanchard se démarque des autres : le gardien Robin Risser, coupable lors du premier but monégasque, sous les yeux de l'entraîneur des gardiens de l'équipe de France Franck Raviot, venu le superviser. Au stade de la Meinau, il retrouvera son club formateur, qui ne comptait pas sur lui au point de le vendre l'été dernier aux Sang et Or. Une double revanche.