Winners & Losers : Griezmann et Lewandowski quittent la Liga, Hearts déchu

Antoine Griezmann célébré par ses coéquipiers dimanche.
Antoine Griezmann célébré par ses coéquipiers dimanche.JAVIER SORIANO/AFP/Flashscore

Au terme d'un dimanche riche en émotions sur les terrains français et espagnols, retrouvez ci-dessous nos gagnants et perdants du week-end.

Winners : Antoine Griezmann et Robert Lewandowski

Antoine Griezmann est entré sur la pelouse du Metropolitano avec le brassard et ses quatre enfants et l'a quittée en larmes, malgré une victoire 1-0 anecdotique pour l'Atlético de Madrid face à Girona.

"J'ai mal à la tête d'avoir autant pleuré", a confié l'attaquant français après le superbe hommage reçu pour son dernier match devant son public, avant son départ cet été pour Orlando aux États-Unis. Il quitte Madrid en véritable légende des Colchoneros, meilleur buteur de l'histoire de l'Atlético (212 réalisations).

Robert Lewandowski a aussi versé quelques larmes au coup de sifflet final de FC Barcelone-Real Betis, remporté 3-1 par des Blaugranas déjà titrés. L'attaquant polonais a été très vivement acclamé avant, pendant et après le match, les drapeaux de son pays s'affichant aux quatre coins du Camp Nou. Arrivé au Barça alors que le club était en pleine crise, il le quitte au rang de "légende". "Supporter du Barça un jour, supporter du Barça toujours", a lancé le numéro 9 au public qui scandait son nom.

Loser : Nice

Incapable de battre Metz, dernier de Ligue 1 et déjà relégué, lors de la dernière journée, l'OGC Nice se retrouve finalement barragiste et devra sauver sa peau dans l'élite lors d'un barrage face à l'AS Saint-Étienne après sa finale de Coupe de France face à Lens

Les Aiglons, 16ᵉ, devaient gagner face à la lanterne rouge, déjà reléguée, tout en espérant des faux pas d'Auxerre et du Havre, mais l'AJA et le HAC se sont imposés 2-0 respectivement à Lille et à Lorient. Une situation qui a tendu les supporters locaux, qui ont envahi la pelouse au coup de sifflet final pour protester contre les résultats de la saison.

Winner : Győri ETO 

À peine deux ans après son retour dans l'élite, le Győri ETO est sacré champion de Hongrie pour la cinquième fois de son histoire. En battant Kisvárda (1-0) lors de l'ultime journée, le club devance Ferencváros d'un point et met fin à ses sept ans de règne absolu.

Relégué en troisième division en 2015 pour raisons financières, Győr signe un retour fracassant au sommet. Ce titre remarquable qualifie d'ailleurs le club pour les tours préliminaires de la Ligue des Champions, une première depuis 12 ans.

Loser : Alexander Ende

Alexander Ende a vécu une saison noire en changeant de club au pire moment. Après avoir débuté l'année sur le banc du Preußen Münster, il a terminé la saison aux commandes du Fortuna Düsseldorf, sans parvenir à redresser la barre pour l'une ou l'autre de ses équipes.

Le bilan est terrible pour l'entraîneur : Münster a terminé à la toute dernière place du classement, tandis que Düsseldorf a fini avant-dernier. Résultat, Ende est associé à une double relégation particulièrement cruelle au cours de la même saison.

Winner : Telstar

Dans un match décisif pour son maintien en Eredivisie face au FC Volendam, alors que le score était de 1-1, Telstar a obtenu un penalty crucial à la 88ᵉ minute. Contre toute attente, la responsabilité a été confiée au gardien de but Ronald Koeman Jr., fils de l'actuel sélectionneur des Pays-Bas, qui a transformé la sentence avec sang-froid.

Grâce à ce but historique de son portier, Telstar valide son maintien direct dans l'élite du football néerlandais. À l'inverse, cette défaite tardive condamne cruellement le FC Volendam, qui va désormais devoir jouer sa survie lors des barrages de relégation.

Loser : Panathinaïkos

Le Panathinaïkos a vécu un véritable cauchemar lors de la dernière journée. Alors qu'ils menaient confortablement, les Verts ont totalement craqué en laissant le PAOK Salonique remonter un déficit de deux buts pour arracher le match nul (2-2), ruinant ainsi leurs propres ambitions.

Ce faux pas monumental fait surtout les affaires de l'Olympiakos, le rival historique et juré du Panathinaïkos. Grâce à ce match nul inespéré, l'Olympiakos récupère sur un plateau la place qualificative pour les tours préliminaires de la Ligue des champions, au grand désespoir des supporters du "Pana".

Winner : Elversberg

Le club d'Elversberg dans le sud-ouest de l'Allemagne est devenu le plus petit pensionnaire de Bundesliga, après sa victoire contre Münster (3-0) ce dimanche après-midi, synonyme de première promotion dans l'élite du football allemand. La petite ville de Spiesen-Elversberg en Sarre compte 12 800 habitants et devient la plus petite commune de l'histoire de la Bundesliga.

Elversberg, qui jouait encore en 4ᵉ division en 2020/21, avait manqué de peu la promotion en Bundesliga la saison passée, battue par Heidenheim en barrage (4-3 au cumul aller-retour). Le stade d'Elversberg, actuellement en travaux, accueille pour l'instant 9 300 spectateurs, avec une capacité qui doit monter à 15 000 places d'ici janvier 2027.

Loser : Hearts

Le Celtic, géant du championnat d'Ecosse, a soufflé le titre au petit poucet d'Édimbourg, Hearts, leader surprise depuis octobre, battu 3-1 dans un Celtic Park en transe, samedi durant l'ultime affrontement final. Une terrible triste fin pour le club d'Édimbourg, septième la saison dernière et qui a fait cavalier seul pendant quasiment toute la saison, avant d'être doublé sur la ligne d'arrivée.

L'équipe dirigée par Derek McInnes a pris les commandes du championnat en octobre pour ne les lâcher que lors de l'ultime journée, en encaissant la première défaite de la saison face au Celtic, après deux victoires et un match nul. Il faudra donc encore attendre, au moins une année, avant de voir la domination du Celtic et des Rangers, longue de quatre décennies, prendre fin.