Un joueur qui aurait sans doute sublimé leur attaque et permis au club de franchir un cap, ne pas réussir à attirer Alvarez a été difficile à accepter pour Joan Laporta, Deco et consorts.
Pas étonnant que le Barça se tourne vers Jesus pour accomplir un miracle
Sans compter que chercher un remplaçant aussi tard dans la fenêtre des transferts réduisait considérablement leurs options.
Dans ce contexte, et avec tout le respect dû, le choix du Barça de se tourner vers Gabriel Jesus n’a rien de surprenant.
Dans des circonstances normales, le club catalan n’aurait probablement pas envisagé de recruter le Brésilien, souvent blessé, mais nécessité fait loi. Pour un montant annoncé de 10 M€ fixe, 4 M€ de bonus et une clause de revente de 20 %, c’est un deal qui a du sens – du moins à ce stade.
Après tout, Jesus n’a que 29 ans et si – un grand si – il parvient à éviter les blessures, il pourrait devenir un véritable atout pour le club.
Sixième meilleur buteur d’Arsenal malgré une carrière minée par les blessures chez les Gunners
En quatre saisons passées chez les Gunners, l’attaquant a inscrit 32 buts et délivré 17 passes décisives en 123 apparitions toutes compétitions confondues. Il faut toutefois rappeler qu’il a dû composer avec 13 blessures distinctes sur cette période, dont deux graves aux genoux.
Dans ce contexte, un ratio d’un but toutes les quatre apparitions n’est pas négligeable, et seuls cinq joueurs ont marqué plus que Jesus depuis son arrivée au club.

Cela alors même que l’attaquant n’a joué que 5 625 minutes au total, contre parfois 14 753 minutes pour d’autres (Bukayo Saka).
Seuls deux joueurs ont réalisé plus de contre-attaques rapides que les 15 de Jesus, et il a également touché les montants à sept reprises, ce qui, s’il avait marqué, l’aurait rapproché à quatre buts de Martin Odegaard, qui totalise 14 146 minutes de jeu avec le club à ce jour.
De belles opportunités en Liga
Dans une équipe comme Barcelone, où de nombreuses occasions sont créées à chaque match, Jesus pourrait profiter de belles opportunités.
Il y a aussi une part de défi personnel pour le joueur, qui doit encore prouver sa valeur après des années marquées par les blessures et une trajectoire en deçà des attentes.
Cela peut, au final, profiter à Barcelone, qui sait que le joueur vient pour relancer sa carrière plutôt que pour un simple gros contrat.
Les Catalans ont toujours brillé avec un avant-centre plus petit – sans rien enlever à Robert Lewandowski, bien sûr – et cette saison pourrait donc voir une association idéale, si tous les éléments s’alignent.
Travailleur acharné
Le taux de précision des tirs de Jesus (57,32 %) n’a été dépassé que par Noni Madueke, Ethan Nwaneri, Pierre-Emerick Aubameyang et Emile Smith Rowe, mais seul Aubameyang offre une comparaison directe, compte tenu de leur poste et du temps passé sur le terrain.
Ce qui pourrait surprendre, c’est sa capacité de jeu de tête : avec 43 tentatives de la tête, il affiche le deuxième meilleur total d’Arsenal sur les cinq dernières saisons. Un autre Gabriel – Magalhaes – domine ce classement avec 79.

Avec 38 grosses occasions créées, il n’est pas loin du meilleur total de l’effectif, tandis qu’un taux de passes réussies de 81,15 % reste très correct pour le Brésilien.
Son travail défensif est également à souligner, avec 85 tacles tentés sous le maillot d’Arsenal, dont 56 remportés, soit un taux de réussite de 65,88 %.
Avec 1 022 duels disputés, il se classe cinquième de l’effectif, même si ses 415 duels gagnés restent dans la fourchette basse.
Pas le Sud-Américain que les supporters attendaient
On pourrait penser que le Barça recrute Jesus uniquement pour marquer, tant d’autres joueurs sont prêts à aller au duel, auquel cas ses performances en un-contre-un importeraient moins au club.
Au final, même si ce Sud-Américain n’est pas celui que les supporters espéraient ni sans doute celui que Barcelone aurait préféré, ce transfert pourrait s’avérer payant, ne serait-ce que pour une saison.
Jesus est une recrue qui offre un peu de marge de manœuvre aux Catalans sur le marché des transferts et leur permet de réaliser de belles économies.
Tant qu’ils parviennent à rivaliser avec leurs concurrents en championnat et sur la scène européenne, les supporters du Camp Nou n’auront rien à redire.
