Le tribunal de Paris ordonne la mise en place de mesures de blocage contre le streaming illégal

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Photo d'illustration.Romain Doucelin/Hans Lucas via AFP

Le piratage audiovisuel a reçu un coup en France grâce à LaLiga, qui a réussi à obtenir du tribunal de Paris qu'il agisse contre 35 sites web qui diffusent illégalement des matches de première et deuxième divisions espagnoles.

Comme l'indique la Ligue de football professionnel elle-même, le tribunal a agi non seulement contre les sites, mais aussi "contre l'architecture numérique qui a permis l'accès illégal aux contenus : fournisseurs d'accès à Internet, DNS alternatifs, services VPN, infrastructures CDN et services proxy".

En collaboration avec beIN Sports France, qui détient les droits de LaLiga en France, "une décision contre Cloudflare – particulièrement pertinente en raison de l'étendue de ses services affectés : DNS, CDN, reverse proxy et VPN – ainsi que des décisions contre Google Public DNS, Quad9, NordVPN, Surfshark, CyberGhost, ExpressVPN et Proton VPN".

Il s'agit donc d'une reconnaissance de la responsabilité des intermédiaires technologiques dans l'ensemble du processus de fraude audiovisuelle, les principaux opérateurs d'accès à internet en France métropolitaine et dans les territoires d'outre-mer.

Des mesures dynamiques et adaptables

Par ailleurs, LaLiga se félicite que, parmi les décisions du Tribunal de Paris, et sachant que la piraterie audiovisuelle ne peut être combattue uniquement par des mesures partielles ou limitées à une seule couche technique, il existe un mécanisme de mise à jour dynamique à travers l'ARCOM, "qui permet d'ajouter de nouveaux sites contrefaisants pendant la durée des mesures".

"Ces arrêts représentent une avancée très importante car ils étendent la protection à l'ensemble de l'écosystème technique sur lequel repose aujourd'hui le piratage. La lutte contre la fraude audiovisuelle doit se développer par la collaboration, comme c'est le cas ici avec beIN Sports France, qui a joué un rôle clé dans l'articulation d'une défense solide et efficace sur le marché français", a déclaré Javier Tebas, président de la Liga.

En outre, l'association patronale espagnole estime que tout cela consolide une base juridique plus solide pour lutter contre la fraude numérique, en s'adaptant aux mécanismes sophistiqués et croissants de ceux qui cherchent à tirer profit de la diffusion de contenus sans les payer.