La dernière fois que ces deux équipes se sont rencontrées, en novembre, le Betis comptait 13 points d'avance sur son voisin en championnat, mais les locaux avaient l'occasion de réduire cet écart à cinq points en s'imposant au stade Ramon Sanchez Pizjuan.
Étant donné que les Sévillans avaient remporté neuf des dix derniers derbies à domicile avant le coup d'envoi, tout portait à croire que les hommes de José Luis Mendilibar allaient remporter un nouveau succès, mais le marathon des prolongations de la demi-finale de Ligue Europa contre la Juventus en milieu de semaine avait manifestement épuisé les joueurs.
Le sélectionneur a donc procédé à huit changements dans son équipe de départ, ce qui a contribué à une première mi-temps décousue de la part des Nervionenses, qui n'ont cadré que deux tirs et un seul.
Bien qu'ils n'aient pas joué depuis la victoire 3-1 contre le Rayo Vallecano lundi, les visiteurs ont semblé tout aussi léthargiques et ont présenté encore moins de menace offensive avant la pause. Ils n'ont pas testé Marko Dmitrovic une seule fois avant que l'arbitre Jesus Gil Manzano ne mette un terme à une première mi-temps étonnamment terne.
Réalisant peut-être enfin l'importance de ce match pour les supporters, Séville a augmenté son intensité après la pause, bien que cela n'ait pas été un grand défi au vu de leur première mi-temps.
Deux minutes après la reprise, Rafa Mir a failli tromper Claudio Bravo au second poteau, tandis que Suso et Erik Lamela ont contraint le gardien chilien à des arrêts rapides aux alentours de l'heure de jeu.
Manuel Pellegrini, l'entraîneur du Betis, faisait entrer Joaquin, une légende du club, tandis que Mendilibar, son homologue du FC Séville, faisait entrer quelques héros pour tenter de faire basculer l'issue du match, mais en vain.
En fin de match, Juan Miranda a écopé d'un carton rouge pour une action téméraire qui a mis le feu aux poudres, mais aucune des deux équipes n'a pu se contenter du partage des points.
Le Betis est presque assuré de participer à la compétition européenne, mais ses espoirs de Ligue des champions, déjà bien minces, sont désormais pratiquement anéantis.
