"L'Espagne n'est pas un pays raciste", assure l'entraîneur du Real Madrid

Alvaro Arbeloa le 22 mars.
Alvaro Arbeloa le 22 mars.OSCAR DEL POZO/AFP

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa, interrogé au sujet des insultes islamophobes qui ont émaillé le match amical de l'Espagne contre l'Égypte mardi, a assuré ce vendredi que "l'Espagne n'était pas un pays raciste" et appelé à ne pas "généraliser" après ce nouvel incident dans un stade.

"L'Espagne n'est pas un pays raciste, sinon on aurait des incidents tous les week-ends sur tous les terrains. Mais notre position reste la même : il faut éradiquer tous les types de comportements racistes dans les stades et dans la société", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.

"Nous sommes un pays très tolérant, et nous ne devons pas généraliser les choses lorsque ce genre d'incident se produit. Nous devons continuer à nous battre avec la même force pour que ces agissements n'arrivent plus, sur un terrain ou dans la société", a-t-il poursuivi.

La rencontre de préparation à la Coupe du monde 2026 entre l'Espagne et l'Égypte (0-0) à Barcelone mardi a été marquée par des chants racistes ("Qui ne saute pas est musulman !"), qui ont provoqué une vague d'indignation dans le pays et l'ouverture d'une enquête de la police catalane.

Le Premier ministre Pedro Sánchez a notamment fustigé mercredi la "minorité" de supporters qui a "terni" l'image de l'Espagne et un épisode "inacceptable", tout comme le jeune prodige Lamine Yamal, lui-même musulman, qui a dénoncé "un manque de respect intolérable".

Malgré les efforts des autorités et plusieurs condamnations en justice, cette affaire est une nouvelle illustration des difficultés du football espagnol à éradiquer le racisme dans ses stades et sur les terrains, où les incidents se sont multipliés ces derniers mois.

La star brésilienne du Real Madrid Vinicius Junior, devenu le symbole de la lutte contre les discriminations dans le monde du football, en a été la cible la plus fréquente depuis son arrivée à Madrid en 2018. Mais seule une partie de ces incidents a mené à des sanctions.