Antonio Blanco fait partie des meilleurs milieux de terrain de la saison 2025/26 en Liga EA Sports jusqu’à présent, dominant plusieurs statistiques et, en tant que capitaine, il guide un Alavés qui, ce week-end, doit relever le défi de se rendre au Camp Nou.
Au cours de notre entretien avec le joueur originaire de Cordoue, nous avons eu le temps d’analyser certains aspects de ce duel face aux Blaugranas, mais il en a aussi profité pour nous confier l’affection qu’il porte à Zidane, son rêve de disputer une Coupe du monde avec l’Espagne et ce qu’il aime faire en dehors du football, entre autres sujets.

Une meilleure saison que la précédente
Vous avez un match officiel très important ce week-end contre le Barcelona. Comment sentez-vous l’équipe avant cette rencontre ?
"Eh bien, pour être honnête, on a hâte que le match arrive, on a envie de prendre des points. On sait que ce sera un match difficile, car le Barça, chez lui, a d’excellents joueurs et va nous compliquer la tâche. Mais je pense que nous devons nous concentrer sur notre jeu, faire notre match et essayer de ramener quelque chose de Barcelone."
On a l’impression que les sensations à l’Alavés sont un peu meilleures que celles de la fin de la saison dernière... Comment l’équipe se sent-elle en ce début de saison ?
"Oui, c’est vrai, cette année a très bien commencé. Je pense que l’objectif est clair, mais on a démarré sur une très bonne dynamique. Il faut continuer ainsi, essayer de prendre un maximum de points. C’est exact, l’an dernier, quand on était en bas du classement, tout paraissait plus compliqué, plus difficile à obtenir... Mais cette saison, on a très bien commencé, l’équipe est très impliquée. J’espère que ça va durer jusqu’à la fin de la saison."
L’équipe va bien et vous affichez de très bonnes statistiques. Comment vous sentez-vous personnellement ?
"Très bien, je me sens vraiment à l’aise. J’ai de très bonnes statistiques, ce qui est important individuellement, mais surtout pour aider l’équipe, c’est le plus important. Je pense que je réalise aussi une très bonne saison sur le plan personnel, j’ai franchi un cap, avec plus de maturité, et c’est positif. Et au final, c’est toujours pour aider l’équipe, c’est ce qui compte le plus."
L’an dernier, la situation s’est compliquée et c’est beaucoup plus difficile de vivre au quotidien dans ces conditions. Qu’est-ce qui a changé pour que cette année tout se passe mieux ?
"On essaie toujours de tout donner pour remonter, mais les matches sont difficiles. Cette année, on est repartis de zéro, on a fait une très bonne préparation, avec des automatismes que Chacho (Coudet) nous a inculqués, et on a les joueurs adaptés à ce qu’il veut mettre en place, tout fonctionne très bien. Je pense que c’est important. On a aussi eu plus de temps pour travailler tous les aspects que le coach souhaite. Et c’est toujours positif de bien commencer la saison."
Reconnaissant envers Zinedine Zidane
Je voudrais revenir sur cette préparation que vous avez mentionnée, où il y a eu une surprise pour beaucoup : voir Mariano s’entraîner avec l’équipe après une longue période sans jouer. Vous l’avez connu au Real Madrid, comment s’est passé ce retour ?
"Oui, j’ai eu l’occasion de le côtoyer quand j’étais avec l’équipe première, et c’est positif. Tout joueur qui vient pour apporter, pour aider l’équipe, avec ses qualités, est le bienvenu. On sait qu’il a un grand potentiel, donc je suis content qu’il soit ici et qu’il puisse nous aider cette saison."
Pendant cette période ensemble à Madrid, vous avez fait vos débuts avec le Real... C’est Zidane qui vous a donné votre chance. Quels souvenirs gardez-vous du Français comme entraîneur ?
"Je me souviens de lui comme d’un entraîneur proche de ses joueurs, qui savait très bien gérer le groupe. J’ai une affection particulière pour lui, car il m’a permis de débuter, ce qui n’est jamais facile dans l’équipe première. Il m’a aussi donné de la continuité sur plusieurs matches, surtout en fin de Liga, alors qu’ils jouaient le titre et qu’il a fait confiance à des jeunes. J’ai aussi joué avec son fils Théo en Castilla, pour qui j’ai beaucoup d’affection également. C’est une famille très humble, avec de belles valeurs auxquelles je m’identifie beaucoup."
Zidane a pratiquement tout gagné durant ses années à la tête du Real Madrid et il semble désormais que l’équipe de France frappe à sa porte. Le voyez-vous prêt à relever ce défi ?
"Oui, sans aucun doute. Il a déjà tout gagné. Comme entraîneur aussi, il a déjà beaucoup de titres et je pense que le prochain pas pour lui, c’est l’équipe de France, et comme on le lit et l’entend, il le fera sûrement, et il pourra aussi y obtenir de grands succès. Même si j’espère que ces succès resteront en Espagne ! On sait que c’est un excellent entraîneur et qu’il peut obtenir des résultats, c’est certain."
Fait-il froid loin du Real Madrid ?
Pour revenir à vous, comment vit-on le fait de quitter un si grand club pour découvrir le vrai monde du football, ce que vivent la plupart des joueurs ?
"Je le dis toujours, là-bas on vit dans une bulle, on a tout, il ne manque rien, mais il y a aussi du football et de la vie ailleurs. Je pense que cela dépend de chacun, de sa façon d’être. Pour moi, ça a été facile, car je savais d’où je venais et comment c’était à l’extérieur, je savais que c’était un autre football, mais il faut s’y adapter et comprendre qu’il y a une vie après Madrid, et qu’on peut aussi réaliser ses rêves, comme je le fais en jouant en première division et en étant à Alavés."
Vous vous êtes parfaitement adapté, au point de devenir capitaine de l’Alavés... Qu’est-ce que cela vous fait d’être le leader de l’équipe ?
"Pour moi, c’est une grande fierté de représenter une équipe, un club, des supporters, c’est très important. Je dois montrer l’exemple sur et en dehors du terrain, c’est une responsabilité, mais je la porte toujours avec fierté et l’humilité qu’elle mérite."
Comment se passe votre vie à Vitoria ?
"C’est très calme, c’est entraînement-maison, maison-entraînement. On sait que c’est une ville paisible, où l’on peut profiter de la famille en dehors du football, mais les semaines passent vite avec tous les matches. Je me sens très bien dans cette ville, dans un club qui m’apprécie beaucoup et que j’aime aussi énormément. J’espère pouvoir rester ici encore de nombreuses années."
Qu’aimez-vous faire quand vous ne jouez pas au football ?
"Je suis très famille. J’aime beaucoup me promener avec les chiens, avec ma compagne. Des activités simples, comme tout le monde au quotidien. J’aime aussi me balader en centre-ville. Cela dépend du temps, car il fait souvent froid et il pleut ici. C’est une ville très tranquille et nous sommes aussi très calmes."
Le rêve du Mondial
Pour revenir un peu au match contre le Barcelona, il semble que vous ayez eu des difficultés défensives lors des dernières rencontres, notamment après la lourde défaite contre Chelsea... Préparez-vous le match en tenant compte de cela ? Savez-vous par où les attaquer pour essayer de les mettre en difficulté ?
"Oui, on connaît leur façon de défendre. On va évidemment travailler là-dessus, il faut chercher leurs points faibles pour pouvoir les exploiter. On a vu aussi que Chelsea est une grande équipe en Europe, avec d’excellents joueurs, individuellement et collectivement. Mais on sait que le Barça, quel que soit le résultat d’hier, voudra marquer le plus de buts possible contre nous. Mais je pense que nous défendons très bien, nous sommes l’une des équipes qui encaissent le moins de buts en Liga, ce qui est important, et comme je l’ai dit, il faut chercher les faiblesses du Barça pour essayer d’en profiter."
Justement, à Barcelone, il y a Lamine Yamal, l’un des leaders de la sélection espagnole. Une sélection à laquelle vous pourriez être appelé pour le Mondial, vu votre niveau actuel...
"Je pense qu’il faudrait poser la question à Luis (De la Fuente). On sait qu’il y a de très bons milieux en Espagne, comme Zubimendi, Rodri... Il y a beaucoup de joueurs de haut niveau. Moi, je dois me concentrer sur mon travail au quotidien, donner le maximum ici au club, et si l’opportunité se présente, ce serait formidable. Mais comme je le dis toujours, pour y arriver, il faut bien faire les choses en club, c’est le plus important, et j’espère que ça arrivera un jour."
Que représenterait pour vous de jouer la Coupe du monde en étant joueur de l’Alavés ?
"Ce serait un rêve, vraiment. Je pense que tout footballeur rêve de disputer une Coupe du monde. C’est une compétition qui fait rêver tout le monde, mais comme je l’ai dit, il faut travailler chaque jour ici pour que cela puisse arriver un jour."
Un public passionné à Vitoria
Pour finir, concernant Alavés, quels sont les objectifs fixés après plusieurs journées ?
"Notre premier objectif, comme je le dis toujours, c’est le maintien. Il faut être réaliste, il faut rester en première division, c’est le plus important. Ensuite, on verra comment avancent les journées, comment évolue la Liga, et si on se retrouve plus haut, on voudra toujours viser plus haut, pourquoi pas, ce serait formidable de faire une grande saison et, qui sait, viser encore plus."
Quel message souhaitez-vous adresser aux supporters de l’Alavés ?
"Je le dis toujours : pour nous, ils sont notre douzième homme, ils sont toujours là, toujours à nous soutenir. Peu importe la situation, ils nous encouragent, donnent de la voix à chaque match, et pour nous, joueurs, c’est vital. Je les remercie, car au final, ils sont vraiment notre douzième homme."

