Centre de données du match Valence-Alaves
La première de Quique Sánchez Flores avec les babazorros ajoutait du piment à un duel acharné pour le maintien, surtout à Mestalla.
Avec 29 points, les ches ne pouvaient pas se permettre de se relâcher, car le nul de Majorque les exposait à une fin de saison agitée dans la ville du Turia, ce qui n’est jamais anodin pour un club de l’envergure de Valence. La victoire contre Osasuna lors de la dernière journée avait soulagé Corberán, qui a de nouveau fait confiance à Sadiq et Javi Guerra.
En pleine période des Fallas, le feu d’artifice n’a pas tardé. Javi Guerra a provoqué la confusion dans la surface, Guido a lancé l’action avec sa course et Guzmán Mansilla, l’arbitre, semblait impatient d’entendre la "musique". L’Argentin a marché sur Toni Martínez, dans une action plus digne d’une cohue dans le métro que d’un retard, et l’arbitre a désigné le point de penalty dès la première minute.
Après les protestations, Boyé s’est placé derrière le ballon, a trompé Dmitrievski et a fait taire Mestalla dès la troisième minute.

L’équipe locale n’a pas voulu perdre de temps et a tenté d’insuffler de l’énergie à son jeu. Thierry aurait pu offrir une belle occasion aux siens, mais après sa superbe action, Sadiq, dans un geste habituel, n’a pas réussi à conclure le centre du Portugais.
En réalité, le joueur de Kaduna a eu plusieurs opportunités pour égaliser, mais il n’a pas profité des erreurs de la défense d’Alaves. Ensuite, Jonny Otto s’est approché des abords du but des ches pour montrer les crocs d’Alaves, mais sa frappe a filé sur le côté du filet.
Les ailes ont été le secteur le plus fiable des visiteurs. À chaque fois qu’Ángel Pérez prenait le dessus sur Gayà, un murmure parcourait les tribunes.
Même la pause due à la blessure de Protesoni n’a pas diminué l’intensité des joueurs de Valence. Seuls leurs contrôles les ont éloignés du but, surtout ceux d’Umar Sadiq, peu inspiré balle au pied, et ceux de Javi Guerra, qui a gâché une passe millimétrée de Ramazani en la laissant derrière lui alors qu’il avait tout pour se présenter devant Sivera.
Peu d’interventions des gardiens et beaucoup d’imprécisions ont mené à la fin d’une première période marquée aussi par les sifflets lors du retour de l’arbitre aux vestiaires.
Mêmes noms, destin différent
Le scénario n’a pas changé : Valence a assiégé le but de Sivera dès le coup d’envoi. Il aurait pu devenir le bourreau de ses anciens supporters en repoussant la frappe puissante d’Ugrinic, mais Sadiq a récupéré le ballon, a remis à Javi Guerra et le milieu a marqué une pause magique avant d’envoyer la balle au fond des filets.
Guzmán Mansilla a retenu le souffle des plus de 40 000 spectateurs présents, mais cette fois la chance a souri à Sadiq, qui a échappé au hors-jeu.
Malgré le premier but encaissé, Sivera est resté un obstacle difficile pour l’attaque de Corberán. Entre Sadiq, omniprésent, et Guido, ils ont trouvé Ramazani seul dans la surface. Le Belge a repris le centre rasant du côté, l’a envoyé dans le coin inférieur droit, et cette fois le gardien a évité le but grâce à un arrêt de grande classe.
Alors que Quique Sánchez Flores envisageait de faire des changements, Boyé est passé à quelques centimètres de redonner l’avantage à Alaves.

Changements, mode d’emploi
Les changements ont été réclamés à grands cris lorsque le rythme du match a baissé à cause de la fatigue. Le premier à agir fut le nouvel entraîneur, à la 70e minute, en faisant entrer Guevara et Denis Suárez à la place d’Aleñá et Guridi.
Corberán n’a pas tardé à modifier son équipe. Rioja a quitté le terrain, un peu contrarié, remplacé par Danjuma.
Pourtant, Valence semblait se contenter du point et Alaves a senti l’opportunité. Une des options de Quique, Denis Suárez, a adressé un superbe centre depuis le corner que Boyé a exploité pour signer son doublé. L’Argentin a profité de la fragilité de son compatriote Guido pour placer une tête imparable, face à laquelle Dmitrievski n’a rien pu faire.
Le banc valencianiste n’a pas tardé à réagir. Hugo Duro est entré en jeu à la place d’Ugrinic pour former une double pointe.
Mestalla s’enflamme, les centraux à l’honneur
Valence n’a pas réussi à retrouver le rythme et ses supporters, pourtant toujours derrière l’équipe, ont fini par se retourner contre elle. Les cris "Corberán, démission" ont envahi le stade et la verticalité des ches a disparu.
Les contre-attaques des babazorros sont devenues de plus en plus dangereuses. Mariano a gâché une passe décisive de Boyé : le ballon lui est resté derrière et il a manqué l’occasion de tuer le match, et comme on dit, qui manque…
Valence s’est lancé à la recherche du 2-2. Un superbe centre a trouvé la tête d’Unai Núñez, qui a frappé le poteau. La chance a voulu que le ballon arrive dans les pieds de Cömert, qui n’a pas tremblé et a marqué à bout portant à la 90e minute.
Mestalla a poussé comme jamais et Danjuma a déséquilibré chaque action qu’il a tentée. Pacheco a retenu Hugo Duro et Mansilla a désigné le point de penalty. Dans la confusion, Guevara a été expulsé pour protestation, tandis que Pacheco a reçu un second carton jaune après la faute.
Hugo Duro s’est chargé du penalty et a battu Sivera pour compléter la remontée et offrir un bol d’air à Valence.
Sadiq aurait pu inscrire le quatrième après une action façon "Messi", mais Sivera s’est encore illustré.

Joueur Flashscore du match : Lucas Boyé (Alaves).
