Roberto Martínez : "Ronaldo ne joue pas pour ce qu’il a accompli, mais pour ce qu’il apporte aujourd’hui"

Roberto Martínez enlace Ronaldo
Roberto Martínez enlace RonaldoSTEFAN KOOPS / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Dans un entretien accordé à la BBC, Roberto Martínez, sélectionneur du Portugal, a adressé de nombreux éloges à Cristiano Ronaldo. Il a également évoqué son ambition de remporter la Coupe du monde 2026 avec le Portugal ainsi que son passage à la tête de la sélection belge, couronné par une troisième place en 2018.

Cristiano Ronaldo : "C’est très facile de travailler avec lui, car il a des standards élevés et des attentes importantes sur la façon dont le travail et l’engagement envers le jeu doivent être. Il incarne parfaitement ce que signifie représenter le Portugal. Après 21 ans en sélection, il a su s’adapter. C’est un buteur, un joueur essentiel pour nous et c’est ce joueur-là qui compte aujourd’hui pour moi. En tant que sélectionneur, avoir un joueur qui a inscrit 25 buts en 30 matchs… Il ne joue pas pour ce qu’il a fait auparavant, mais pour ce qu’il apporte actuellement."

Jusqu’à quand Ronaldo poursuivra-t-il sa carrière : "Nous avons toutes les statistiques, et si l’on analyse, il n’y a pas de déclin physique. Ses chiffres montrent qu’il a encore de belles années devant lui. Je pense que tout dépend de sa motivation et du bon moment. C’est un joueur très autocritique. Lorsqu’il sentira qu’il ne peut plus aider l’équipe, il prendra la décision d’arrêter."

La pression avec le Portugal : "C’est une pression positive. Nous sommes arrivés au Portugal, un pays qui a une grande tradition de formation de joueurs. D’ailleurs, nous venons de célébrer le Ballon d’Or d’Eusébio en 1965. Il y a Luís Figo, João Vieira Pinto, Rui Costa… Ils ont tout gagné sauf la Coupe du monde. Nous avons des joueurs avec un engagement incroyable, un mélange de quatre générations. Il y a le capitaine (Ronaldo) qui a 41 ans et le plus jeune joueur est né l’année où Cristiano a fait ses débuts en sélection. Nous sommes impatients, la première étape était la qualification et nous l’avons obtenue. Maintenant, il faut préparer le tournoi car je suis convaincu que le vainqueur ne se présente pas déjà prêt, il le devient au fil de la compétition."

La génération dorée de la Belgique : "Nous avons dû composer avec cette étiquette. Ce n’est pas que les joueurs n’étaient pas habitués à la pression, car tous évoluaient dans des vestiaires exigeants, d’Eden Hazard à Kevin De Bruyne. Nous avons réussi à nous concentrer sur le fait d’être les meilleurs possibles pour devenir cette génération dorée et je pense que la campagne lors du Mondial 2018 a été magnifique. Nous avons remporté six de nos sept matchs, nous n’avons échoué qu’en demi-finale face à la France et de peu. C’est à ce moment-là que nous sommes devenus la génération dorée, il y a eu un changement dans le vestiaire, nous sommes restés quatre ans en tête du classement FIFA. C’était passionnant de rassembler tout le monde avec l’objectif d’écrire l’histoire du football belge."