Cette victoire, ainsi qu'une prestation offensive séduisante en première période, portée par Pulisic et Ricardo Pepi avant que de nombreux changements ne viennent perturber le rythme du match, apporte un élan bienvenu aux co-organisateurs menés par le sélectionneur Mauricio Pochettino.
Les États-Unis abordaient ce choc face au Sénégal, un poids lourd du football africain, après des défaites décevantes contre la Belgique et le Portugal. Ils ont su livrer la performance nécessaire pour justifier les attentes élevées à moins de deux semaines du coup d'envoi de la Coupe du Monde.
Sergino Dest a ouvert le score, tandis que le vétéran et ancien attaquant de Liverpool Sadio Mané a inscrit un doublé pour le Sénégal. Une défaite frustrante pour les finalistes de la Coupe d'Afrique des Nations, qui a néanmoins mis en lumière certaines fragilités persistantes au sein de la défense américaine.
Le début de match a été idéal pour les États-Unis, avec un but dès la 6e minute initié par l'attaquant Pepi, qui honorait sa première titularisation avec la sélection américaine depuis 2024. Tournant le dos au but, Pepi a glissé une passe aveugle en profondeur sur le côté gauche pour Pulisic, dont le centre a permis à Dest de marquer d'une frappe puissante à bout portant, 1-0 (7e).
Pulisic a été un danger constant. Affichant un visage bien plus rayonnant qu'après ses récentes difficultés à l'AC Milan, il avait déjà failli provoquer un but encore plus tôt dans le match sur un centre à ras de terre qui a traversé la surface de réparation. Et la situation s'est encore améliorée pour "Captain America", qui a mis fin à une disette de cinq mois sans marquer, que ce soit en club ou en sélection.
L'impressionnant Pepi a de nouveau joué un rôle clé : après avoir récupéré une passe vers l'avant d'Alex Freeman, il a délivré une passe en profondeur parfaitement dosée pour Pulisic. Pulisic a éliminé le gardien avant de redresser le ballon à l'intérieur du premier poteau, déclenchant des scènes de liesse et un immense soulagement, 2-0 (20e). Les joueurs américains ont d'ailleurs eu droit à une standing ovation lors de la première pause fraîcheur du match.
Bien que les États-Unis aient exercé un pressing et des tacles de forte intensité, le Sénégal a eu ses opportunités. Le gardien Matt Turner, qui joue sa place pour tenter de récupérer son statut de titulaire face à Matt Freese, a échappé de peu à un penalty en touchant le ballon du bout des doigts juste devant un Mané lancé à pleine vitesse. Mené 2-0, le Sénégal a réagi en haussant son niveau de jeu, Iliman Ndiaye forçant Turner à s'employer au premier poteau.
À deux minutes de la fin de la première mi-temps, le Sénégal a frappé. Antonee Robinson s'est fait chiper le ballon par Habib Diarra, qui a pris de vitesse un Sebastian Berhalter mal positionné. Le capitaine américain de 38 ans, Tim Ream, est resté passif, permettant une passe vers Mané. Ce dernier a résisté à la pression de Tyler Adams pour glisser le ballon au fond des filets et réduire le score à 2-1 (44e).
Pochettino a procédé à pas moins de 10 changements à la mi-temps, faisant entrer les quelques titulaires habituels qui n'avaient pas débuté la rencontre, notamment Weston McKennie, Timothy Weah et Balogun. Balogun a cru marquer presque immédiatement, mais son but a été refusé pour une position de hors-jeu (49e).
Le Sénégal a enfoncé le clou en marquant à l'autre bout du terrain peu de temps après. Le troisième gardien, Chris Brady, a vécu des débuts cauchemardesques, pas aidé par une passe en retrait mal ajustée de Miles Robinson. Brady s'est précipité hors de sa surface mais a manqué le ballon, offrant sur un plateau le doublé à Mané, 2-2 (52e). Il n'y aura cependant pas de triplé, Mané et l'autre star de l'attaque sénégalaise, Nicholas Jackson, ayant été remplacés par la suite.
Balogun a ensuite été impliqué dans un autre but refusé à l'heure de jeu. Il n'a pas réussi à contrôler un centre dangereux de Weah, un ballon que Malik Tillman a tout de même propulsé au fond des filets, avant que Balogun ne soit sanctionné pour une faute alors qu'il se battait pour récupérer le cuir.
Mais deux minutes plus tard, l'attaquant de Monaco, élevé au Royaume-Uni, a enfin trouvé la faille. McKennie a distillé une passe en profondeur lumineuse côté droit pour Weah, dont le centre à ras de terre a trouvé Balogun, qui a repris instantanément après une déviation, 3-2 (63e).
Les États-Unis ont eu de nombreuses occasions d'aggraver le score : McKennie a trouvé le poteau, Alex Zendejas a vu sa tentative en face-à-face repoussée par le gardien, tandis que Weah et Balogun ont tous deux envoyé leurs frappes au-dessus de la barre.
