"Nous nous préparons pour la Coupe du monde. Nous boycottons les Etats-Unis, nous ne boycottons pas la Coupe du monde", a déclaré M. Taj dans une vidéo diffusée par l'agence de presse iranienne Fars.
Le dirigeant a également précisé que la sélection iranienne devait participer à un stage en Turquie à partir de la semaine prochaine, début d'une fenêtre de matches internationaux, avec deux amicaux au programme, sans indiquer le nom des adversaires.
Depuis le début de la guerre lancée conjointement par les États-Unis et Israël contre l'Iran, le 28 février, les dirigeants iraniens multiplient les déclarations, parfois contradictoires, sur la venue de l'équipe nationale à la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada) alors que la Team Melli doit disputer ses trois rencontres du premier tour sur le sol américain.
L'Iran doit affronter au premier tour de la Coupe du monde la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles puis l'Égypte à Seattle. Son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, dans l'Arizona.
Après avoir agité la menace d'un boycott de la compétition, les officiels iraniens se disent désormais prêts à prendre part au tournoi, mais pas aux États-Unis.
L'ambassade d'Iran au Mexique avait affirmé lundi que la Fédération iranienne négociait avec la FIFA pour disputer ses matches au Mexique. Interrogée à ce sujet, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum avait répondu mardi que son pays était prêt à accueillir la Team Melli.
Contactée mardi par l'AFP, la Fifa avait indiqué être "en contact régulier avec toutes les fédérations participantes, y compris la République islamique d'Iran, afin de discuter de la planification" du Mondial.
Mais elle n'a pas confirmé la possibilité d'une délocalisation des rencontres de l'Iran, disant même "se réjouir" de voir toutes les sélections "disputer le tournoi conformément au calendrier des matches annoncé le 6 décembre 2025".
Le président américain Donald Trump a de son côté estimé le 12 mars que les joueurs de la Team Melli ne seraient pas en "sécurité" s'ils venaient aux États-Unis.
"L'équipe nationale d'Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que la présence (des joueurs) soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité", avait-il écrit sur son réseau Truth Social.
