Malo Gusto veut "devenir une référence au poste de latéral droit"

Malo Gusto contre Sunderland lors du dernier match de Premier League de la saison.
Malo Gusto contre Sunderland lors du dernier match de Premier League de la saison.REUTERS/Scott Heppell

A 23 ans, le défenseur de Chelsea Malo Gusto, qui va jouer son premier Mondial avec les Bleus, affiche ses hautes ambitions et n'hésite pas à clamer son objectif de "devenir une référence au poste de latéral droit", dans un entretien accordé ce lundi à l'AFP.

Quel a été votre sentiment lorsque votre nom est apparu parmi les 26 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde ?

"Une grande fierté. C'était vraiment quelque chose dont je rêvais depuis petit. Beaucoup de fierté de la part de ma famille aussi qui a toujours été là pour me soutenir."

Quels sont vos objectifs pour ce Mondial ?

"Quand on est l'équipe de France, on ne va pas se cacher, on est là pour gagner cette Coupe du Monde, aller jusqu'au bout, rendre fier le peuple français. Pour la dernière du coach (Didier Deschamps), ce serait une bonne chose pour tout le monde. Moi, je veux tout donner pour le groupe. Tout donner pour ce maillot bleu pour lequel j'ai tellement rêvé étant plus jeune. Je suis là pour ça."

Votre première sélection date de 2023, quelle place occupez-vous désormais dans ce groupe ?

"J’y suis bien intégré. On est un groupe jeune. On est tous sur la même longueur d'onde, le même état d'esprit. Ça aide, bien sûr. J’essaie d’apporter mon énergie, mon insouciance aussi. Je suis là pour aider l'équipe, tout donner pour mettre ma pierre à l'édifice. Quand tu es jeune, que tu as l'ambition de jouer au plus haut niveau, faire partie de l'équipe de France, c'est quelque chose d'incroyable. On a des joueurs comme Kylian (Mbappé), Ousmane (Dembélé), qui font partie des meilleurs joueurs au monde. Avoir des connexions avec eux sur le terrain, c'est magnifique."

Avec Rayan Cherki et Bradley Barcola, vous êtes issus de la formation lyonnaise. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

"C'est avec beaucoup de fierté et beaucoup de plaisir quand je nous vois à ce niveau-là ensemble en équipe de France. Je repense à nos années quand on était à l'Académie. Nous voir ici, c'est vraiment quelque chose de beau. On essaie de se pousser au maximum. On essaie d'aider l'équipe du mieux possible et de rendre fière l'Académie lyonnaise."

Qu'est-ce que cette formation avait de si particulier ?

"Elle m’a beaucoup aidé dans la compréhension du jeu. La formation lyonnaise est reconnue mondialement. Il y a un ADN lyonnais : quand on voit Bradley et Rayan, on est des joueurs de ballon. On nous apprend beaucoup à jouer. A ne pas avoir peur d'utiliser ce ballon du mieux possible. C'est vraiment une bonne chose pour nous d'avoir grandi dans cette Académie."

En tant que latéral, quel joueur vous a-t-il le plus inspiré ?

"Daniel Alves. C'est celui qui avait toutes ces qualités d'un latéral moderne, qui défendait bien, qui attaquait super bien aussi. Aujourd’hui, Reece James qui est avec moi en club est top. C’est quelqu'un avec qui j'ai beaucoup appris en venant à Chelsea."

Où situez-vous votre marge de progression ?

"J'ai commencé milieu offensif et ailier. J'ai joué un peu partout dans ma formation. J'ai été replacé latéral aux alentours de 17 ans. Défensivement, il y a beaucoup de choses où je dois encore mieux faire. Offensivement, encore plus apporter en termes de stats. Mais je travaille, je plonge dans le travail même. C'est ce qui paye à chaque fois. Ce n'est pas sorcier, tout le monde le sait. Quand tu travailles comme il faut, tu obtiens des résultats. C'est ça qui m'aide beaucoup. C'est grâce à ça que je suis en équipe de France au poste de latéral."

Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

"J’aimerais devenir une référence au poste de latéral droit. C'est un objectif qui me convient, que je dois atteindre. D'ici là, je dirais avoir gagné cette Coupe du Monde. En Jouer une autre aussi."