Les Éléphants débuteront leur campagne face à l’Équateur avant d’affronter les quadruples champions du monde lors de leur deuxième match de groupe au BMO Field de Toronto, avec l’ambition d’aller loin dans la compétition.
Les deux nations ne se sont croisées qu’une seule fois chez les A, Lukas Podolski inscrivant un doublé lors d’un match amical conclu sur un score de 2-2 le 18 novembre 2009 à Stuttgart.
Porté par de belles victoires en mars contre la Corée du Sud et l’Écosse, l’ancien entraîneur africain de l’année estime que son équipe progresse au bon moment.
Interrogé par Flashscore, Fae a assuré que les champions d’Afrique ne comptent pas reculer face aux Allemands, insistant sur le fait que ses joueurs aborderont ce match avec confiance et détermination, sans crainte.
« En ce qui concerne notre approche, je ne veux pas que l’équipe recule et joue trop prudemment », a déclaré le technicien de 42 ans.
« Ce n’est pas ma philosophie. Je n’ai peur d’aucun adversaire, y compris l’Allemagne. Je veux que nous jouions avec confiance, que nous allions de l’avant et que nous essayions de marquer, plutôt que de simplement défendre et miser sur les contres. »
Pour situer le contexte, l’Allemagne est en pleine forme puisque l’équipe de Julian Nagelsmann reste sur sept victoires consécutives toutes compétitions confondues.

Fae partage les enseignements tirés face à la Corée du Sud et l’Écosse
Avant les amicaux internationaux de mars en Angleterre, Fae et ses joueurs avaient essuyé de vives critiques après une prestation décevante lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Cependant, les Éléphants ont répondu présent face à des adversaires qualifiés pour la Coupe du monde, alliant efficacité offensive et rigueur défensive retrouvée.
Revenant sur ces matchs, Fae a expliqué que l’objectif principal était de trouver le bon équilibre entre défense et attaque.
Il a également reconnu que la sélection du groupe final sera un vrai casse-tête, tant de joueurs ayant prouvé qu’ils méritaient leur place.
« La principale leçon de ces deux matchs, c’est que nous pouvons être solides aussi bien défensivement qu’offensivement », a-t-il poursuivi.
« Lors des qualifications pour la Coupe du monde, nous étions solides derrière mais nous avions du mal à marquer. À la CAN au Maroc, il était plus facile de trouver le chemin des filets, mais nous avons trop encaissé.
Notre objectif dans ces rencontres était donc de trouver le juste équilibre, d’être aussi solides derrière qu’efficaces devant, et nous y sommes parvenus.
« Beaucoup dépend de l’état d’esprit du groupe, et une fois de plus, il a été excellent. Remporter ces deux matchs renforce la confiance, mais cela complique aussi la sélection, car de nombreux joueurs ont montré qu’ils méritaient d’intégrer la liste des 26 pour la Coupe du monde. »
Fae a ajouté : « Nous avons désormais un bon groupe. Lors des deux derniers matchs, nous avons gardé deux clean sheets, ce qui est très important pour nous.
« Après la CAN, j’avais le sentiment que nous marquions beaucoup mais que nous encaissions trop. Il était donc crucial d’améliorer notre solidité défensive, et je suis très satisfait de la réaction de l’équipe.
Nous avons beaucoup de joueurs qui méritent d’être là (à la Coupe du monde), mais nous ne pouvons en retenir que 26. Cela rend la décision difficile pour le staff technique.
« Mais il vaut mieux avoir ce genre de problème que de manquer de joueurs de qualité. Cela montre la force et la profondeur de notre effectif. »

Fae : l’expérience de Kessie, un atout majeur pour la Côte d’Ivoire
Le sélectionneur Fae a défendu sa confiance renouvelée envers Franck Kessie, affirmant que l’expérience du milieu de terrain reste essentielle pour la Côte d’Ivoire.
Certains observateurs ont remis en question la confiance du technicien envers l’ancien joueur de l’AC Milan et du FC Barcelone, notamment en raison de sa vitesse.
L’ancien joueur de Nice et de Nantes a tenu à rappeler que la valeur de Kessie va bien au-delà de ses qualités physiques, soulignant que le milieu d’Al Ahli demeure un élément central du groupe, non seulement comme capitaine mais aussi comme leader.
« Bien sûr, l’expérience compte. Quand un joueur a 29 ou 30 ans, cela ne devrait pas être un problème », a ajouté Fae.
« On ne gagne pas la Coupe du monde qu’avec des jeunes, c’est impossible. Si vous regardez les grandes équipes comme la France ou le Brésil, il y a toujours un mélange de jeunesse et d’expérience. Je ne comprends donc pas pourquoi l’âge devrait poser problème. »
Interrogé sur son objectif lors de ce rendez-vous mondial, il a répondu : « Je crois depuis un certain temps déjà, surtout après ce que nous avons vu en Côte d’Ivoire (CAN 2023), que les équipes africaines doivent croire davantage en elles-mêmes car elles ont la qualité pour accomplir de grandes choses.
Je pense que la Côte d’Ivoire a le potentiel pour réaliser quelque chose d’exceptionnel. Nous aborderons la compétition avec l’ambition de gagner chaque match, en prenant les rencontres les unes après les autres, et en allant le plus loin possible. Pourquoi ne pas viser la finale ? »
Avant de s’envoler pour la Coupe du monde 2026, la sélection ivoirienne affrontera les doubles champions du monde, la France, en match amical le 4 juin à Nantes.

