De Bergkamp à Maradona : les plus beaux buts de l’histoire de la Coupe du monde

Diego Maradona, l’Argentin, dribble le gardien anglais Peter Shilton lors du « but du siècle »
Diego Maradona, l’Argentin, dribble le gardien anglais Peter Shilton lors du « but du siècle »RODOLFO DEL PERCIO / AFP

Qui pourrait ne pas être enthousiasmé par la Coupe du monde de la FIFA ? Toutes ces grandes équipes réunissent des joueurs exceptionnels, et avec ces grands joueurs viennent non seulement de superbes buts, mais aussi certains des plus beaux de l’histoire du football. Flashscore vous propose un tour d’horizon des plus beaux buts de la Coupe du monde de la FIFA.

Au fil des années, nous avons eu droit à notre lot de buts exceptionnels en Coupe du monde. C’est logique : dans le seul tournoi qui rassemble les meilleurs joueurs de la planète, on assiste à une collection impressionnante de buts d’anthologie.

Qui pourrait oublier le but de Hakan Şükür après seulement 11 secondes en 2002 ? Ou encore ce moment où un Michael Owen de 18 ans s’est révélé au monde entier avec une merveille face à l’Argentine en 1998 ? Et que dire du jeune Pelé, 17 ans en 1958, qui a lobé le ballon au-dessus de Bengt Gustavsson avant de le reprendre de volée pour permettre au Brésil de mener 3-1 en finale contre la Suède ?

Malheureusement pour eux, tous ces buts ne sont que des mentions honorables. Cela en dit long sur la qualité exceptionnelle des buts inscrits au cours des 96 ans d’histoire de la Coupe du monde de la FIFA.

Alors, après 2 720 buts en 964 matchs sur 22 éditions, quels sont les 10 plus beaux buts de l’histoire de la Coupe du monde de la FIFA ? Flashscore vous les présente, sans ordre particulier.

Les plus beaux buts de l’histoire de la Coupe du monde de la FIFA

Giovanni van Bronckhorst contre l’Uruguay, Coupe du monde 2010

Les Pays-Bas venaient d’éliminer le Brésil en quarts de finale pour atteindre leur première demi-finale depuis 12 ans. Leur adversaire ? L’Uruguay, double vainqueur de la Coupe du monde, qui ne participait qu’à sa deuxième phase finale depuis 1990 et devait se passer de Luis Suárez après sa fameuse main contre le Ghana.

Le score était encore de 0-0, rien ne semblait sourire à l’Oranje malgré quelques occasions dans le premier quart d’heure. Puis, à la 17e minute, le capitaine néerlandais Giovanni van Bronckhorst a décidé de tenter sa chance de loin. Résultat : une frappe surpuissante. Le ballon a terminé sa course dans la lucarne de Fernando Muslera. Un véritable coup de massue.

Diego Maradona contre l’Angleterre, Coupe du monde 1986

Quand même le grand Diego Armando Maradona qualifie son but de « but de rêve », il faut s’attendre à l’un des plus beaux buts jamais inscrits.

Quatre minutes seulement après son célèbre « but de la main de Dieu » contre l’Angleterre, Diego Maradona a récupéré le ballon dans sa moitié de terrain et a parcouru 60 mètres sans qu’aucun adversaire ne le touche, y compris le légendaire Peter Shilton.

Peter Beardsley, Peter Reid, Terry Fenwick et Terry Butcher, battu à deux reprises, ont tous été laissés sur place par un Maradona magistral, dont le but sera surnommé « le but du siècle ». Et ce n’est pas volé.

James Rodríguez contre l’Uruguay, Coupe du monde 2014

Chaque Coupe du monde de la FIFA a son joueur phare. Diego Maradona en 1986, Lionel Messi en 2022 ou Ronaldo en 2002. En 2014, c’était la star colombienne James Rodríguez.

Le prodige au visage juvénile était en mission au Brésil, entamant sa première Coupe du monde avec 3 buts et 5 passes décisives lors d’une phase de groupes éclatante. Lors du huitième de finale face à l’Uruguay, James a prouvé qu’aucune lumière n’était trop forte pour lui.

Rodríguez a contrôlé de la poitrine une remise de la tête d’Abel Aguilar et a décoché une frappe puissante vers Fernando Muslera, qui n’a pu que regarder le ballon entrer avec l’aide de la barre transversale. Une cerise somptueuse sur le gâteau d’une Coupe du monde magistrale pour James Rodríguez.

Robin van Persie contre l’Espagne, Coupe du monde 2014

L’Espagne s’apprêtait à défendre son titre mondial pour la première fois en 2014, après avoir battu les Pays-Bas lors d’une finale épique à Johannesburg quatre ans plus tôt. Mais le destin a voulu que l’Oranje ait sa revanche dès le match suivant en Coupe du monde.

Le match du groupe B entre l’Espagne et les Pays-Bas, le 13 juin 2014, restera dans les mémoires comme l’une des plus grandes humiliations infligées à un champion du monde en titre. L’Espagne, qui restait sur trois titres consécutifs, a été balayée 5-1 à Salvador. Et pourtant, elle menait 1-0 à la 27e minute.

Mais dès que Robin van Persie a vu Daley Blind envoyer un long ballon à la 44e minute, la magie a opéré. Van Persie, qui sera surnommé le « Flying Dutchman », a surpris Iker Casillas et le monde entier.

Dennis Bergkamp contre l’Argentine, Coupe du monde 1998

Les Néerlandais ont décidément le don de marquer des buts venus d’ailleurs en Coupe du monde, n’est-ce pas ?

Après le « Flying Dutchman », place au Néerlandais qui ne vole pas, Dennis Bergkamp. Le phénomène d’Arsenal était connu pour sa peur de l’avion, mais heureusement pour lui, la Coupe du monde 1998 se jouait en France. Le 4 juillet 1998, l’attaquant-artiste a fait du stade Vélodrome sa toile pour inscrire l’un des plus beaux buts de l’histoire du football.

En quart de finale contre l’Argentine, le score était de 1-1 à la 90e minute lorsque Frank de Boer, à l’image de Daley Blind, a envoyé un long ballon dans le camp argentin et trouvé Dennis Bergkamp, qui a contrôlé le ballon comme lui seul savait le faire, éliminé Roberto Ayala et conclu d’un extérieur du pied. Un véritable artiste à l’œuvre.

Maxi Rodríguez contre le Mexique, Coupe du monde 2006

On poursuit notre série de buts venus des pieds néerlandais ou sud-américains avec Maxi Rodríguez, qui a illuminé les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2006 en Allemagne avec une frappe sensationnelle.

L’Argentine affrontait le Mexique, qui espérait enfin briser sa malédiction en atteignant pour la première fois les quarts de finale. Le match semblait se diriger vers la prolongation lorsque Maxi Rodríguez a reçu un ballon en cloche du capitaine Juan Pablo Sorín, l’a contrôlé de la poitrine et a envoyé une reprise de volée dans la lucarne d’Oswaldo Sánchez, depuis le coin de la surface. Une frappe foudroyante, qui a prolongé la malédiction mexicaine.

Carlos Alberto contre l’Italie, Coupe du monde 1970

Quand on parle des plus grandes équipes de l’histoire du football, le Brésil de 1970 figure tout en haut de la liste. Cette équipe regorgeait de talents : Pelé, Jairzinho, Rivellino, Tostão, et le leader incontesté, Carlos Alberto.

Le Brésil avait dominé le tournoi avant la finale contre l’Italie, qui comptait dans ses rangs Giacinto Facchetti, Gigi Riva et Gianni Rivera. Mais les Italiens ont été largement surpassés par des Brésiliens impériaux, ce qui s’est illustré de la plus belle des manières avec le but de Carlos Alberto à la 86e minute, scellant le titre.

Tostão, Brito, Clodoaldo, Gérson et Pelé, qui a remis le ballon à l’aveugle à son capitaine lancé, ont tous participé à l’action du 4-1 avant que Carlos Alberto ne conclue d’une frappe puissante dans le petit filet d’Enrico Albertosi. Voilà comment 107 000 spectateurs ont assisté à l’un des plus beaux buts de l’histoire du football.

Manuel Negrete contre la Bulgarie, Coupe du monde 1986

Le Mondial 1986 au Mexique a marqué les esprits. Et il n’y a pas eu que le récital de Diego Maradona pour rendre ce tournoi inoubliable.

Seize ans après avoir accueilli sa première Coupe du monde, le Mexique s’est trouvé une nouvelle star autour de laquelle bâtir son équipe : l’attaquant du Real Madrid Hugo Sánchez. La superstar était associée en attaque à Manuel Negrete, qui venait de terminer sa septième saison avec les Pumas. Mais ce n’est pas Sánchez, mais bien Negrete qui a fait exploser le public lors du match de groupe contre la Bulgarie.

Negrete a contrôlé un ballon en hauteur et l’a remis à Javier Aguirre, qui lui a renvoyé sans contrôle. Negrete est alors entré dans la légende mexicaine en reprenant le ballon d’un superbe ciseau acrobatique pour tromper Borislav Mihaylov.

Tim Cahill contre les Pays-Bas, Coupe du monde 2014

Il y avait quelque chose dans l’air brésilien en 2014. Impossible autrement.

Lors de leur match de groupe contre les Pays-Bas, qui venaient d’écraser l’Espagne 5-1 cinq jours plus tôt, l’Australie venait d’encaisser le premier but après qu’Arjen Robben ait trouvé la lucarne gauche de Matt Ryan. Mais une minute plus tard, tout un continent a explosé de joie.

Le latéral droit Ryan McGowan a envoyé un long ballon dans le camp néerlandais et a trouvé le héros national Tim Cahill, qui n’a pas hésité et a repris le ballon de volée, via la barre transversale, pour tromper Jasper Cillessen. Difficile de faire mieux techniquement.

Benjamin Pavard contre l’Argentine, Coupe du monde 2018

La Coupe du monde 2018 a été riche en buts, buts et encore des buts. Il a fallu attendre près de deux semaines après le match d’ouverture pour voir un match nul et vierge, mais le tournoi a sans doute connu son plus grand moment lors des huitièmes de finale, quand un certain Benjamin Pavard a semblé anéantir les espoirs de l’Argentine de Lionel Messi.

Après qu’Antoine Griezmann a ouvert le score sur pénalty, Ángel Di María et Gabriel Mercado ont permis à l’Argentine de passer devant juste avant et après la pause. C’est alors que Benjamin Pavard a offert un moment de magie en reprenant magnifiquement le centre de Theo Hernández. Existe-t-il un angle de caméra plus satisfaisant dans le football que celui qui a immortalisé le but de Pavard depuis l’arrière ? Tout simplement somptueux.