BeIN Sports diffusera l'intégralité de la Coupe du monde 2026 en France

Le trophée de la Coupe du monde à Porto le 6 février.
Le trophée de la Coupe du monde à Porto le 6 février.MIGUEL LEMOS/NURPHOTO VIA AFP

BeIN Sports diffusera en France l'intégralité des rencontres de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, au détriment de la plateforme Ligue 1+ qui avait pourtant trouvé un accord avec la FIFA, a appris l'AFP ce mercredi auprès de plusieurs sources proches du dossier.

"Ce n’est pas une bonne nouvelle pour Ligue 1+ et il faudra en tirer les conséquences", s'est-on désolé au sein de la Ligue de football professionnel (LFP), qui a convoqué un conseil d'administration en urgence ce mercredi à 15h30 pour décider des suites à donner à cette affaire.

Le quotidien sportif L'Equipe, qui a révélé l’information, a affirmé que la chaîne franco-qatarienne, détentrice de ces droits depuis 2012, a finalement "raflé la mise en trouvant un accord pour l'édition 2026 et sans doute aussi celle de 2030". BeIn Sports doit communiquer sur cette acquisition rapidement.

Avant ce revirement, LFP Media, filiale commerciale de la Ligue, avait signé un contrat de près de 20 millions d'euros avec la FIFA, attendant qu'il soit ratifié par l'instance mondiale, une procédure qui est "en général une formalité", pensait-on alors à LFP Media.

Ce dénouement surprise n'est pas de nature à pacifier les rapports tendus entre la Ligue et Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et de beIN Media Group, par ailleurs membre du CA de la LFP.

Fin janvier, le tribunal des activités économiques de Paris a contraint la chaîne franco-qatarienne à régler à LFP Media plus de 14 millions d'euros au titre d'échéances impayées dans un litige qui les opposait à propos du 9ᵉ match de Ligue 1, sa propriété jusqu'à la fin de saison.

Le 14 janvier, beIN et Canal+ avaient déjà été déboutées à la suite de deux arrêts de la cour d'appel de Paris, dans le cadre d'un conflit au long cours qui les oppose à la LFP. Dans cette procédure qui concerne toujours les droits TV de la Ligue 1, elles réclamaient à l'instance autour de 660 millions d'euros.