À 4 mois du Mondial 2026, Guadalajara en proie aux violences après la mort d’un narcotrafiquant

À 4 mois du Mondial 2026, la ville de Guadalajara en proie aux violences du narcotrafic
À 4 mois du Mondial 2026, la ville de Guadalajara en proie aux violences du narcotraficPhoto par ULISES RUIZ / AFP

À seulement quelques mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026, la ville de Guadalajara, hôte de quatre rencontres majeures, a sombré dans une violence extrême ce dimanche. La confirmation par le gouvernement mexicain de la mort de Nemesio Oseguera Cervantes, alias "El Mencho", leader du puissant cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG), a déclenché une riposte immédiate et coordonnée des narcotrafiquants.

La capitale de l'État de Jalisco, qui doit accueillir des nations comme le Mexique, l'Espagne, l'Uruguay et la Colombie, est actuellement sous "Code Rouge". Les scènes de guérilla urbaine se multiplient.

Le gouverneur a ordonné le confinement des habitants et la suspension des transports publics. Des commandos armés ont provoqué le chaos à l'aéroport international et attaqué la prison d'Ixtapa, entraînant des évasions massives.

La rencontre entre Querétaro et Juárez, dans le cadre de la septième journée de la Première division du football mexicain, a été suspendue en raison des violences. La ligue féminine a également suspendu le classique entre Guadalajara et América, prévu au stade Akron, à Zapopan (Guadalajara), et la Liga Expansión (Deuxième division) a reporté le duel entre Tapatío et Tlaxcala, qui devait se jouer au stade Gregorio "Tepa" Gómez, également dans l’état de Jalisco.

Le défi sécuritaire de la FIFA

Cet embrasement pose une question cruciale : le Mexique peut-il garantir la sécurité du Mondial ? Alors que le stade de Guadalajara doit recevoir le Mexique le 18 juin et le choc Espagne-Uruguay le 26 juin, la démonstration de force du CJNG - classé groupe terroriste par les États-Unis - place la FIFA et les autorités locales sous une pression internationale sans précédent.

L'élimination du narcotrafiquant le plus recherché au monde (dont la tête était mise à prix pour 15 millions de dollars) pourrait marquer le début d'une période d'instabilité prolongée dans une région censée devenir la vitrine festive du football mondial.