Le FC Lorient est-il en train de vivre la plus belle année de son siècle d'existence ? Alors que le club célèbre officiellement son centenaire, l’affiche de demain ressemble à une apothéose. Mais ce qui surprend le plus la France du football, ce n'est pas tant ce parcours en Coupe, c'est la métamorphose d'une équipe qui évoluait encore en Ligue 2 il y a moins d'un an.
Depuis novembre, les statistiques lorientaises donnent le vertige. Les hommes d'Olivier Pantaloni affichent une série de 12 matchs sans défaite toutes compétitions confondues (interrompue seulement fin février), une performance qui les a propulsés à la 9e place de Ligue 1. En 2026, Lorient ne joue plus pour le maintien, mais pour le plaisir et l'ambition.
"On peut voir la différence entre deux équipes : une qui est en confiance, l'autre qui l'est un peu moins, quels que soient les joueurs qui la composent, a analysé Olivier Pantaloni en conférence de presse de veille de match. Cette confiance nous permet de jouer de manière libérée. On aurait tort de se priver de vivre une superbe aventure."
Le Moustoir, un château imprenable
Face à eux, l’OGC Nice arrive dans le Morbihan avec la tête basse. Les Aiglons traversent une zone de turbulences majeure : après le départ récent de Franck Haise et une chute à la 15e place du championnat, la Coupe est leur dernière bouée de sauvetage. Alors que les Aiglons enchaînent quatre matchs consécutifs sans victoire en championnat (2 défaites, 2 nuls), leur dernière victoire toutes compétitions confondues remonte au... 4 février et un succès 3-2 face à Montpellier en 8es de finale de la Coupe de France.
Lorient a d'ailleurs déjà marqué les esprits face au Gym cette saison, avec une victoire probante lors de la phase aller (3-1) et un nul spectaculaire (3-3) il y a dix jours. Une supériorité psychologique que les Bretons comptent bien exploiter dans un Moustoir annoncé à guichets fermés.
À domicile, Lorient a une autre série record à faire perdurer : celle de onze matchs sans défaite dans son antre. Et Pantaloni sait que jouer cette rencontre historique au Moustoir a des avantages : "C’est une source de motivation supplémentaire pour les joueurs. Ils le sentent, ils l’expriment. Ce n’est pas pour essayer de flatter les uns ou les autres, c’est une réalité."
Seule ombre au tableau pour cette fête du football breton : le président Loïc Féry manquera l'événement. Retenu à Abou Dhabi en raison des perturbations du trafic aérien liées aux tensions géopolitiques internationales, il suivra le match à distance. "C’est dommage, car ça faisait dix ans que le club n'avait plus atteint ce niveau. Mais vu le contexte humanitaire, ce n'est rien", a tempéré le président dans les colonnes de Ouest France. Nul ne doute que cet empêchement sera un motif de motivation supplémentaire pour les Bretons, qui peuvent rêver d'une demi-finale pour jouer sous les yeux de leur patron.
